Pris en flagrant délit de vol de carburant destiné à la mini-centrale de Mitsamiouli, deux agents de la Sonelec ont été suspendus. Une décision prise par la direction en attendant la suite de l’enquête ouverte par le commissariat de police de Moroni.
Tout s’est déroulé dans la nuit du 10 août aux environs de 19 heures. Deux agents de la Société Nationale d’Electricité des Comores (Sonelec) pris en flagrant délit de vol de carburant destiné à la mini-centrale de Mitsamiouli ont été suspendus selon les mots du directeur général par intérim, Moussa Djabir Moussa. Une décision prise par la direction en attendant que l’enquête ouverte au commissariat de police conclue sur leur sort. Accompagné d’un agent de police et d’un journaliste, Moussa Djabir raconte les faits et ce dernier dit avoir été informé du détournement par une source qu’il n’a pas souhaité divulguer.
L’acte s’est déroulé selon le DGI de la Sonelec à 2 kilomètres à l’ouest de la route nationale entre Hahaya et Domoni ya Mboini. « Après avoir été informé par des personnes que nous avons chargé de suivre les déplacements de nos camions, je suis parti accompagné d’un agent de police et d’un journaliste. Nous avons surpris deux agents en train d’approvisionner du carburant destiné à nos groupes électrogènes dans des bidons et un minibus », détaille le DGI de la Sonelec.
Actuellement, le directeur a décidé de déposer plainte et de saisir le matériel. « Nous avons envoyé les bidons remplis (12/30) à la centrale de Voidjou, le minibus et les bidons non remplis sont saisis par la police et se trouvent actuellement au commissariat de police de Moroni », poursuit Moussa Djabir Salim tout en affirmant que c’est sur le chemin du retour que ses agents auraient perpétré cet acte de vandalisme.
Un acte qui n’est ni le premier ni le deuxième au sein de la société. Raison pour laquelle Moussa Djabir dit avoir posté des personnes pour suivre les déplacements des camions. « Notre société subit régulièrement des vols de carburant et cela avant que je sois nommé ici. Nous devions faire le nécessaire pour trouver des coupables et Dieu soit loué, nous en avons trouvé quelques-uns », précise-t-il en regrettant qu’auparavant, « il n’y a jamais eu de résultat malgré toutes les plaintes déposées et les enquêtes effectuées par les services judiciaires ».
A.O Yazid
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