Ali Fatah Ibrahim, président de la chambre de commerce d'Anjouan rappelle à l'ordre commerçants sur les prix anarchiques des produits de première nécessité. Selon lui, certains acteurs véreux profitent la crise pour abuser de la population. Il s'insurge contre une démission totale de l'autorité censée veiller au respect des prix.
Depuis quelques jours, on assiste à une montée en flèche des prix à la consommation à Anjouan. Chacun fixe son prix comme il veut et une grande majorité préfère ignorer l'homologation des prix. « C'est le petit consommateur qui endosse le poids au bénéfice des vendeurs non soucieux des plus vulnérables », souligne Alifata Ibrahim, le président de la Chambre de commerce d’Anjouan. Les exemples sont nombreux. Le litre d’huile qui se vendait à 1000 FC en pleine crise de coronavirus, s’achète aujourd’hui à 1250 FC. Le sucre se vend aussi à 750 FC le Kilo contre 400 fc chez certains. Pour le président de la chambre de commerce de l’île, il a lieu de rappeler que « nous enfonçons l'économie en tuant les plus petits. Ceux qui contrôlent les prix doivent jouer le gendarme de la petite famille victime ».
Pour certains commerçants, la question des prix est bien définie pour certains produits. Parfois les produits qui sont sous monopole de l'Etat se vendent au dessus de la normale. Dans les régions un peu reculées. « Cette brigade des prix n'existe partiellement que dans les grandes villes », souligne un jeune de Koni sur les antennes de l'ORTC, en faisant savoir qu'un sac de riz se vendait à plus de 9000 FC. « Malgré les efforts de l'Onicor, le produit nous revient plus cher dans la marmite », ajoute-t-il.
Le cri d'alarme du président de la chambre de commerce d’Anjouan ne concerne pas seulement les produits importés. Il cite aussi le cas des produits vivriers locaux. « Arriver à acheter du manioc, de la banane ou du tarot, il faut avoir vraiment du fric dans son porte monnaie pour espérer remplir son panier », dit-il.
Nabil Jaffar
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