La Gazette

des Comores

Procédures d’enquêtes sur les VBG : 30 officiers performés

Procédures d’enquêtes sur les VBG : 30 officiers performés © : HZK-LGDC

Après deux semaines de formation, 30 officiers dont des magistrats, gendarmes et policiers ont été attestés sur les procédures d’enquêtes, d’audition et d’accueil des victimes de violences faites aux mineurs et aux femmes. Initiée par la gendarmerie nationale en collaboration avec l’Ambassade de France, cette formation du projet Shawiri marque une étape importante dans la lutte contre les violences faites aux plus vulnérables.


Cette formation avait comme objectif de donner aux officiers de police judiciaires tous les outils nécessaires du respect des procédures engagées vis-à-vis de l’enquête, de l’audition. Cette protection se poursuit par une satisfaction sur la prise en charge des femmes victimes des violences basées sur le genre, mais aussi sur les jeunes vulnérables. Après deux semaines, ces derniers vont développer un cadre propice à la protection sociale et à la participation citoyenne. Lors de la cérémonie de clôture, la ministre du genre Fatima Ahamada, a salué cette initiative, qui vise à soutenir et protéger les victimes de violences basées sur le genre et renforcer la lutte contre ces pratiques : « Nous avons eu l’opportunité de lancer, en juin dernier, une formation consacrée aux violences faites aux mineurs. Depuis début octobre, ce nouveau cycle de formation sur les VBG marque une avancée significative », dit-elle. Selon elle, malgré quelques imprévus, tels que le remplacement en dernière minute d’une formatrice pour des raisons de santé, le programme s’est conclu avec succès. « Je me réjouis de la réussite de ces deux semaines, et des compétences acquises par les gendarmes qui seront déployés dans la lutte contre les violences », renchéri-t-elle.

 

Hamza Fassi-Fihri, coordinateur du projet Shawiri, a également mis en lumière l’importance de cette formation : « La première semaine a porté sur les procédures d’enquête, un volet fondamental pour garantir que les dossiers soient bien préparés et que les victimes aient une meilleure chance d’obtenir justice ». Il a ensuite expliqué que la deuxième semaine s'était concentrée sur l’accueil des victimes. «Au-delà des compétences techniques, c’est l’intelligence émotionnelle, l’empathie et la capacité d’écoute qui font la différence dans la manière dont nous accompagnons les victimes, surtout dans des situations de crise. Il est primordial de comprendre ce que traverse une victime pour la soutenir efficacement et avec dignité », interpelle-t-il.

 

Notons que la prochaine étape du projet prévoit une mission d’étude en France. Un groupe de participants, composé des principaux acteurs de la lutte contre les violences basées sur le genre aux Comores, se rendra en France pour visiter des organisations et des institutions locales impliquées dans cette lutte. Ce voyage permettra aux participants d’échanger des expériences et de s’enrichir des bonnes pratiques en vigueur dans le pays, renforçant ainsi les compétences acquises.

 

Mohamed Ali Nasra

 


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