Des groupements, des coopératives, des associations et des entrepreneurs agricoles de différentes régions de Mohéli étaient invités mercredi 13 novembre au palais de Bonovo (siège du gouvernorat). L’objectif était d’échanger avec les autorités de l’île afin de mieux cerner les causes qui font chuter la production agricole à Mohéli, l’île considérée comme le grenier des Comores mais qui commence à perdre petit à petit ce statut. Les agriculteurs se disent contents de cette initiative et espèrent que des solutions seront trouvées.
Andhum Abdallah riziculteur et maraîcher de Ndrodroni était parmi ceux qui étaient invités ce mercredi 13 novembre à Bonovo pour discuter des difficultés rencontrées dans la production agricole à Mohéli. « Pour la première fois de ma vie agricole, j’ai été invité au gouvernorat, nous avons pu exposer en long et en large les différents facteurs qui, pour nous, contribuent énormément à l’insuffisance alimentaire dans l’île », estime Andhum Abdallah qui énumère en premier le vol dans les champs. C’est un phénomène qui a pris de l’ampleur ces dernières années mais qui s’est accentué pendant la période de pénurie de riz. Aucune structure communautaire ou étatique n’a pu trouver une solution durable face à cette problématique de vol souvent nocturne.
Deuxième facteur, cité par les producteurs, c’est l’insuffisance des espaces agricoles et les difficultés d’y accéder. Fayçal Bianrif, le jeune entrepreneur agricole qui se trouvait dans cette rencontre a toujours évoqué cette question d’accès aux champs. « Ceux qui arrivent à produire une quantité importante ont des difficultés d’acheminement vers les grandes routes, ce qui n’arrange pas la situation », a fait constater Fayçal.
« Les zones qui étaient jadis agricoles sont devenus aujourd’hui lieux d’habitation, la population a augmenté et les espaces agricoles se sont réduits, plus des consommateurs que des producteurs », s’explique sous nos micros Ali Hifadhui, un mécanicien agriculteur. La question des semences qui sont souvent virosées à leur arrivée, selon Fayçal, et qui viennent en plus, en des périodes hors saison a été également soulevée. Le gouvernorat de Mohéli a recueilli toutes ces informations et compte revenir avec des solutions afin de relancer la production agricole dans l’île de Djumbé Fatma.
Riwad
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