Alors que la population s’impatiente à l’idée de voir débuter les travaux de construction du port de Bangoma, le secrétaire général du ministère des transports a récemment demandé l’arrêt de l’exploitation de la carrière choisie pour ces travaux, évoquant des « études préalables relatives aux exigences environnementales ». Mmadi Kapachia a proposé de lancer des prospections sur un autre site à Bandar es Salam, ce qui inquiète déjà les environnementalistes.
Quatre mois après la cérémonie de pose de la première pierre pour les travaux d’extension du port de Bangoma dans le cadre du projet d’interconnectivité maritime des Comores, les travaux n'ont toujours pas démarré. Le mardi 21 janvier, toutes les parties prenantes étaient invitées à la salle multifonctionnelle de Fomboni pour la restitution des études sur le plan d’action de réinstallation sur le site de Domoni. Cette réunion portait sur les personnes impactées et le processus d’indemnisation. À l’issue de cette réunion, l’environnementaliste Mohamed Mindhiri Tsira a soulevé une préoccupation concernant le changement de site à la dernière minute, justifié par des raisons d’« accessibilité » du flanc initialement prévu pour l’exploitation. Selon Tsira, ce nouveau flanc pourrait présenter des risques environnementaux en raison de la quantité considérable d’argile qui en résulterait, ce qui n'est pas le cas pour le flanc initial.
Le 20 janvier 2025, le secrétaire général du Ministère du Transport maritime et aérien a ordonné la suspension temporaire de la carrière de Domoni et a demandé au coordinateur du projet de contacter l'entreprise Arab Contractors pour qu'elle recrute, dans les plus brefs délais, un bureau d’études afin de lancer des prospections sur des sites situés à proximité de Bandar es Salam. Cette nouvelle a provoqué une onde de choc au sein de la population de l’île, qui attend avec impatience le démarrage des travaux de ce port depuis quatre mois. Cette décision est motivée, selon le courrier de Mmadi Kapachia adressé au coordinateur du projet et dont nous avons obtenu copie, par la nécessité de réaliser des études approfondies d’impact environnemental, géophysique et géotechnique afin de garantir la viabilité du projet.
La confusion est totale, car selon Mohamed Mindhiri Tsira, il n’existe pas de site d’exploitation à Bandar es Salam, tandis que le site de Domoni, initialement retenu, a bénéficié de plusieurs études géotechniques, géophysiques et d’impact environnemental qui l’ont approuvé. Qu'est-ce qui se passe réellement ? C’est la question que beaucoup se posent, sans réponse, ce qui suscite des suspicions.
Riwad
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