Avec le soutien de l’ambassade de France, le projet de création d’une école doctorale dans le pays suit son cours. Quatre laboratoires de recherche, dont trois rattachés à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université des Comores (FST), ont été déjà identifiés. Il s’agit de l’herbier national, le laboratoire des sciences marines et littorales et celui des mathématiques appliquées.
Dans le cadre du projet CRIT-FSPI, porté par l’ambassade de France à Moroni, l’idée d’une école doctorale nationale poursuit son bonhomme de chemin. Très récemment l’ambassadeur de France, M. Sylvain Riquier a participé à la remise de matériels de laboratoire à la Faculté des Sciences et Techniques (FST) de l’Université des Comores. Il s’est montré très optimiste quant au projet en cours et reste convaincu que les équipements remis vont favoriser les recherches au niveau du pays. « Grâce au soutien du projet FEF CRIT, ces équipements favoriseront l’avancement de la recherche scientifique et l’emploi aux Comores », indique le site de l’ambassade de France à Moroni. Dans cette optique, l’université des Comores se veut très rassurant. « Un processus d’évaluation rigoureux a permis d’identifier quatre laboratoires de recherche, dont trois rattachés à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université des Comores (FST) », précise le service de communication de l’université.
Ce département a également ajouté : « dix-neuf laboratoires nationaux s’intéressent à plusieurs domaines de la recherche scientifique (santé, environnement, mathématiques, etc.). Parmi eux, l’herbier national, le laboratoire des sciences marines et littorales, ainsi que le laboratoire de mathématiques appliquées. Mais ces derniers ont été retenus pour leur dynamisme scientifique. Ces unités de recherche se distinguent par l’existence d’équipes structurées, la production de publications scientifiques et l’engagement dans des projets en cours ». C’est dans ce contexte que le pays devrait se doter d’une école doctorale. Les autorités considèrent cette école comme une avancée majeure pour l’avenir du pays. Avec des laboratoires mieux équipés et une recherche plus structurée, les scientifiques locaux pourraient faire valoir davantage leurs savoirs et contribuer à la résolution des défis.
« Afin d’assurer un succès effectif pour l’ensemble des laboratoires du pays, un atelier de restitution a été organisé dans le but de partager les conclusions de l’évaluation et permettre aux autres laboratoires d’identifier leurs axes d’amélioration. Cette initiative vise à poser les bases d’une structuration plus solide de la recherche scientifique dans le pays et à renforcer les collaborations entre institutions locales et partenaires internationaux », souligne le recteur de l’université Ibouroi Ali Tabibou. L’acquisition du matériel de recherche est une étape essentielle pour le renforcement des capacités des laboratoires et permettra d’améliorer la qualité des travaux scientifiques menés dans le pays et plus précisément, les recherches sur les écosystèmes marins, les aires protégées, les mathématiques appliquées et la botanique sont reconnues pour leurs contributions scientifiques tangibles.
Kamal Gamal
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