La Gazette

des Comores

Protection de l’enfant : Les textes légaux validés

Protection de l’enfant : Les textes légaux validés © : HZK-LGDC

Le ministère de la santé en collaboration avec le commissariat au genre et l’Unicef a procédé vendredi dernier à la validation des compilations des textes légaux portant sur la protection des enfants et des femmes. Cette activité a impliqué près de 100 acteurs étatiques et non étatiques de la protection de l’enfant.


Le ministère de la santé  en collaboration avec l’Unicef et le commissariat au genre a organisé un atelier de travail vendredi 29 octobre 2021 pour valider les travaux de compilation des textes légaux portant sur la protection des enfants et des femmes, à l’issue d’un processus participatif qui a impliqué près de 100 acteurs étatiques et non étatiques de la protection. En tout, trois ateliers de préparation ont été faits au préalable à Moroni tout comme à Mutsamudu et Fomboni par le commissariat au genre en collaboration avec l’Unicef. A l’issue de cet atelier, les textes qui ont fait l’objet des travaux de compilation ont été validés et la stratégie de dissémination des textes portant protection des enfants et des femmes aux Comores ont été arrêtés. 

Selon la représentante résidente de l’Unicef Mariame Sylla, cette activité de compilation des textes rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet de prévention de toutes les formes de violences basées sur le genre et leurs conséquences en Union des Comores, financé par l’ambassade de France. L’objectif principal de ce projet de mise en œuvre conjointement par l’UNICEF et la Croix rouge française vise à prévenir toutes formes de violences basées sur le genre. « Le cadre juridique régissant les enfants et les femmes aux Comores est riche et diversifié. Plusieurs conventions internationales portant sur les droits de l’homme en général et les droits de l’enfant en particulier ont été ratifiées par les Comores. Ces différents textes consacrent plusieurs droits dont tous les enfants et femmes aux Comores peuvent se prévaloir. Toutefois, la plupart de ces textes ne sont pas accessibles à la population et plus particulièrement aux acteurs chargés de les promouvoir et de les appliquer. Cette méconnaissance du cadre juridique a pour conséquence, la violation régulière des droits de l’enfant et de la femme », souligne-t-elle. D’où l’intérêt, selon elle, de ce travail de compilation et de dissémination des textes.

De son côté,  le représentant du ministère de la santé, M. Nadjim a appelé aux esprits critiques et  aux compétences pour des discussions enrichissantes et aux conclusions prometteuses. « Les droits fondamentaux des enfants seront désormais bien clairs comme l’eau de roche. Désormais, tous les Droits seront connus par tous. Défendus. Protégés. Comme dit le dicton,  nul n’est censé ignorer la loi. Quel que soit notre niveau de stationnement dans l’appareil étatique, et dans ce pays nous avons un devoir religieux, moral, intellectuel de veiller à leur respect scrupuleux. Car nos enfants et nos femmes ont aussi droit de vivre dans la quiétude, en pleine sécurité » renchérit-il, tout en assurant que l’étape suivante est cruciale. « Après validation notre engagement en faveur des droits des enfants sera total. Nous serons toutes et tous mobilisés à un exercice de sensibilisation, d’explication, de communication dans les quatre coins de nos îles ».

Andjouza Abouheir

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.