Suite au décret portant réorganisation du secrétariat général du gouvernement qui enflamme actuellement la toile, le porte-parole de Beit-Salam s'exprime sur le sujet. Mohamed Issimaila, répond aux critiques lors d'une conférence de presse, soulignant l'importance de se concentrer sur les compétences des personnes nommées plutôt que sur leur identité.
Le décret renforçant les prérogatives du Secrétaire Général du Gouvernement a enflammé la toile. Cette mesure a suscité une onde de choc dans l’opinion publique et chez certains juristes comme Dr Mohamed Rafsandjani ou encore Yhoulam Attoumane considérant ces prérogatives comme étant « une violation de la constitution » (à lire notre numéro du jeudi 08 août). Samedi dernier, lors d'une conférence de presse, Mohamed Issimaila, porte-parole de la présidence de la république a tenté de faire taire la polémique.
Bien que le sujet ne fût pas initialement à l'ordre du jour, Mohamed Issimaila n'a pas mâché ses mots et a clairement défendu le décret controversé. « Pour ceux qui veulent polémiquer, je les invite à consulter le décret de 2014 sous l’ère d’Ikililou. C'est le même fond », rétorque-t-il à un journaliste. Il a également déploré que « personne, même les journalistes, ne se documente pour en savoir davantage ». Selon lui, les prérogatives du Secrétaire Général seraient similaires à celles de l'époque du président Sambi.
Pour le porte parole du palais de Beit-Salm, le débat a pris de l'ampleur en raison de la personne nommée, et non du contenu du décret. « Il ne faut pas se voiler la face, c'est la personne en question qui est mise en cause », tonne-t-il, insistant que « nommer le fils ou un proche n'est interdit par aucun texte. Ce qui compte, c'est la compétence. La vraie question est de savoir si la personne nommée mérite le poste ou non ? Malheureusement, nous nous focalisons sur un faux débat », a ajouté cet ancien ambassadeur des Comores en Arabie Saoudite. Il poursuit : « Est-ce interdit de nommer le fils du président ? »
Il a abordé deux autres sujets notamment la mise en place d'un nouveau gouvernement composé essentiellement des jeunes. Il voit cela comme un signe positif, symbolisant l'émergence d'une nouvelle génération capable de prendre en main le devenir du pays. « Il est temps pour cette nouvelle promotion de répondre aux attentes des Comoriens », a-t-il dit, tout en regrettant que ce changement soit venu tardivement. Il a appelé à soutenir cette jeunesse pour relever les défis du développement du pays dans tous les domaines et à ouvrir une nouvelle page politique. Et en ce qui concerne les prochaines élections législatives, Mohamed Issimaila exhorte toutes les forces politiques à se joindre au gouvernement afin de garantir des élections libres et transparentes, qui seront acceptées par tous.
Ibnou M. Abdou
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