L’autorité nationale de régulation des télécommunications et des tics (ANRTIC) a dévoilé les conclusions de l’audit 2024 sur la qualité de service des opérateurs mobiles comoriens. Ce rapport souligne les efforts accomplis et les améliorations nécessaires pour aligner la couverture réseau sur les attentes des utilisateurs. La société insiste sur l’importance de la transparence et de l’engagement des opérateurs pour offrir un service fiable, tout en envisageant des mesures pour soutenir l’optimisation des réseaux et répondre aux besoins croissants en connectivité.
C'est en présence du gouverneur de l’île autonome de Ngazidja Ibrahim Mze Mohamed, des directeurs généraux des sociétés de télécommunications Comores télécom et Telma Comores et du ministre en charge des télécommunications que l’autorité nationale de régulation des télécommunications et des tics (ANRTIC) a organisé ce mardi 30 octobre, un atelier sur la qualité de service (QoS) des réseaux mobiles aux Comores. Une occasion pour le patron de l’ANRTIC, Saïd Bouhtane alias Fontaine, de prononcer un discours axé sur l’importance de la qualité de service et sur l’évolution de l’audit national, avant de souligner au passage que cet audit a été mené par des équipes techniques et financières de l’ANRTIC, avec pour but de garantir aux consommateurs un service correspondant à leurs attentes et aux tarifs qu’ils paient. « Nous ne devons laisser aucune place à la plainte des consommateurs », affirme-t-il, insistant sur le rôle de l’ANRTIC en tant que régulateur vigilant.
L’audit s’est étendu sur trois mois, visait à évaluer la conformité des opérateurs avec leurs engagements contractuels et réglementaires. « Ce travail qui a mobilisé des moyens techniques et financiers, avait pour seul but de rapprocher les engagements des opérateurs de ce que le consommateur paie réellement et de la qualité de service qu’il reçoit », a ajouté Bouhtane. En se basant sur 23 indicateurs de qualité, l’audit a révélé des points d’amélioration essentiels, incitant les opérateurs à redoubler d’efforts pour optimiser leurs réseaux. En outre, il a mis en lumière les responsabilités des opérateurs en matière de couverture réseau, notamment dans un contexte géographique difficile. « Nous reconnaissons les efforts des opérateurs pour couvrir l’ensemble du territoire, dont le relief accidenté rend la tâche difficile. Néanmoins, nous les invitons à exercer plus de vigilance dans le déploiement des réseaux».
Selon Said Bouhtane, le rôle de l’ANRTIC est non seulement de surveiller la conformité, mais aussi de faciliter l’acquisition de compétences et le partage de bonnes pratiques. En cas de manquement, l’ANRTIC dispose du pouvoir de sanctionner les opérateurs. Il a salué le parcours de l’ANRTIC qui, huit ans après l’ouverture du marché des télécoms à la concurrence, a su développer une culture de régulation axée sur la transparence et la concertation avec les acteurs du secteur : « Inutile de promettre, agir c’est encore mieux ».
Présent, le ministre des télécommunications, Mmadi Hassane, se réjouit de la qualité du travail avant de féliciter l’ANRTIC pour son excellent travail. « L’examen de la couverture réseau et de la qualité de service à l’échelle nationale est un atout indéniable pour le développement de notre pays », a-t-il déclaré, tout en encourageant l’ANRTIC à intensifier ses efforts avec les associations de consommateurs. Il a proposé la publication d’un bulletin trimestriel sur la qualité de service pour offrir plus de transparence sur les performances des opérateurs. Les directeurs de Comores Telecom, Telma Comores et de l’ACTIC ont chacun pris la parole pour saluer cette initiative avant de formuler leurs recommandations en vue d’une meilleure qualité de service.
Ibnou M. Abdou
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