Les décès à Samba continuent de faire parler. Les mauvaises langues fustigent ce site, pour le nombre de morts enregistrés ces dernières semaines (une trentaine) par ce site d’isolement. Le secrétaire général du ministère de la santé fait savoir que dans cette guerre contre la Covid-19, les hôpitaux privés et publics devraient travailler en symbiose, mais il pense que certains ne l’ont toujours pas encore compris.
Depuis le début de cette deuxième vague, plusieurs patients en transit dans des clinques ont perdu la vie à Samba, probablement en raison d’une prise en charge tardive. Une situation qui commence à interpeller l’opinion publique et les professionnels de la santé. Alors que des médecins et infirmiers travaillent sans relâche jour et nuit pour sauver des vies, ils sont aujourd’hui injustement indexés. La réalité, en est que dans cette gestion de crise, certaines personnes sont encore cloitrées dans la culture de la honte. Craignant le pire, elles mettent leur vie en danger. Dans cette situation, les cliniques privées n’ont pas toujours les équipements nécessaires pour prendre en charge une personne atteinte d’une grande pneumonie en l’occurrence les sujets Covid-19, qui demandent une assistance de haute mesure.
Sur certains décès enregistrés à Samba, la plupart d’entre eux ont été transférés dans les derniers instants, à un stade où le site de Samba ne plus rien faire. Sans exonérer le management du site de Samba, les cliniques ont aussi une part de responsabilité. Certes, l’on ne peut pas interdire un patient d’aller se soigner dans sa clinique de préférence, mais en observant de plus près, la crainte et le poids de la honte induisent en erreur. Ces patients n’ont peut être pas reçu le protocole du traitement à temps réelle.
Interrogée sur les normes d’ouverture d’un clinique et les sanctions pour le non respect de la déontologie, la vice-présidente du conseil des l’ordre des médecins, Hadjira Abdoulatuf fait savoir que l’ordre se base sur des preuves pour sanctionner un des leurs. En effet, il y a des normes pour ouvrir un cabinet ou une clinique. L’intéressé doit se conformer avant de l’ouvrir. Pour ce qui est de l’inspection, tout revient au ministère de tutelle. « Nous sanctionnons un médecin lorsque il y’a une dénonciation avec des preuves à l’appui d’un patient ou un membre de sa famille. S’il y aune gravité, nous nous autosaisissons », souligne-t-elle. En cette période de crise de covid-19, les médecins doivent respecter les normes de cet exercice. « Personnellement, un médecin qui garde un patient Covid-19 dans sa clinique, ne respecte pas la déontologie. Ce médecin risque d’amplifier la chaine de contamination. Ces patients Covid doivent passer pat les canaux mis en place pour cette gestion de crise », précise-t-il.
Quant au secrétaire général du ministère de la santé, Jean Youssouf, il explique des son coté que lors de la première vague, le chef de l’Etat avait demandé que le privé rejoigne le public pour mieux lutter contre la Covid-19 dans le pays. « Malheureusement, certains n’ont pas compris ; raison pour laquelle, nous avons des problèmes aujourd’hui. Il y’a des normes pour ouvrir une clinique, et tout le monde doit se conformer à ces règles là », dit-il, avant d’ajouter que « certains n’ont pas les équipements nécessaire pour prendre en charge des malades. Il faut que la population rompe avec la culture de la honte. Cette maladie touche toutes les couches et elle est mortelle. Rendons nous à l’évidence en faisant confiance à nos médecins et cessons l’automédication. Car nous, la population, nous avons notre part de responsabilité ».
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC