L’Agence nationale du Hadj et de la Oumra (ANHO) a présenté dans l’après-mid du lundi 22 décembre, les grandes lignes de l’organisation du pèlerinage 2026. À l’issue d’une conférence de presse tenue dans ses locaux, les responsables ont annoncé un package revu à la baisse par rapport aux années précédentes, tout en mettant en avant une amélioration notable des prestations et un dispositif sanitaire renforcé. Les dates, les coûts et les conditions du Hadj sont officiellement arrêtés.
La direction générale de l’ANHO a fait le point sur les préparatifs du pèlerinage 2026, en présence du directeur général de l’agence, du directeur de cabinet du chef de l’État chargé de la Défense, Youssoufa Mohamed Ali, ainsi que du chef du « Pôle Religion » au Secrétariat général du gouvernement, le Dr Saïd Bourhane Abdallah.
Selon Youssoufa Mohamed Ali, cette rencontre visait à « annoncer officiellement le package du Hadj 2026, incluant les dates de départ et de retour, les prestations retenues ainsi que le coût global du pèlerinage ». Il a souligné que « l’État prend désormais une part active dans l’organisation afin de garantir un Hadj mieux structuré, respectueux des délais et accessible à tous ».
Contrairement aux années précédentes, l’ANHO a signé directement plusieurs contrats stratégiques, notamment pour les hébergements à Médine et à La Mecque, le transport aérien ainsi que certains services annexes. « Nous avons pris ce Hadj en main pour en garantir le bon déroulement, sans laisser personne de côté », a affirmé le directeur de cabinet.
Les départs des pèlerins comoriens sont programmés les 12 et 13 mai 2026, avec des retours prévus les 2 et 3 juin 2026. Pour le transport aérien, l’agence a conclu un partenariat avec Saudi Airlines, « une compagnie reconnue pour la qualité de ses prestations », en remplacement de Flynas.
Sur le plan de l’hébergement, plusieurs améliorations notables ont été annoncées. « À Médine comme à La Mecque, les sites sont désormais plus proches des mosquées sacrées », a expliqué Youssoufa Mohamed Ali. À Mina, Arafat et Mouzdalifa, les prestations ont également été renforcées par rapport aux années précédentes. À Médine et à La Mecque, « les bâtiments disposent désormais de six ascenseurs au lieu de deux l’an dernier, afin de faciliter la mobilité des pèlerins », a-t-il précisé.
Le volet sanitaire constitue l’un des axes majeurs de cette édition. « Une unité médicale complète sera mise en place sur les sites d’hébergement, avec deux chambres, une salle de soins et une salle d’hospitalisation », a-t-il indiqué. Le directeur général de l’ANHO a par ailleurs appelé les pèlerins à effectuer systématiquement les consultations médicales préalables, « gratuites et obligatoires, afin d’éviter toute complication durant le séjour ».
Prenant la parole, le directeur général de l’ANHO a remercié le président Azali Assoumani pour « sa confiance et son accompagnement constant », ainsi que le directeur de cabinet pour « ses déplacements sur le terrain afin de vérifier personnellement les hôtels et les prestations ». Il a également salué l’engagement de Belou, « qui s’est rendu cette année en Arabie saoudite pour inspecter les prestataires ».
Sur le plan financier, El Fatih Djamalylayl a annoncé une baisse du coût du Hadj 2026, fixé à 3 246 500 francs comoriens, contre 3 269 000 francs en 2024 et 3 463 000 francs en 2025. « Grâce aux efforts conjoints du chef de l’État, le prix a été revu à la baisse sans compromettre la qualité des prestations », a-t-il assuré.
Les inscriptions s’effectuent moyennant le versement d’une caution, tandis que le paiement intégral est prévu entre le 29 décembre 2025 et le 7 janvier 2026. Chaque pèlerin recevra « un reçu et un numéro d’identification », condition indispensable pour accomplir le pèlerinage.
Enfin, l’ANHO se félicite de figurer « parmi les dix premiers pays à avoir finalisé leurs contrats dans les délais », un critère essentiel pour bénéficier d’une prime de performance. Les responsables espèrent par ailleurs une augmentation du quota des pèlerins et assurent que, « le cas échéant, les négociations reprendront avec les prestataires afin d’adapter l’offre », a conclu Youssoufa Mohamed Ali.
Ibnou M Abdou
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