C’est une véritable course contre la montre pour le gouvernement et l’assemblée nationale, face à l’inflation qui tend à se généraliser dans le pays. Les pénuries des produits de première nécessité se succèdent à l’instar du riz ordinaire. A la JAF de Mutsamudu, une réunion d’urgence s’est tenue pour appeler la population à la patience en attendant des solutions à long terme contre la crise économique qui s’accentue.
Un message fort est lancé à la place des gens qui s’opposent au gouvernement par des insultes. La centaine de personnes invitées à cette réunion ont applaudi les propos du Président de l’assemblée Moustadroine Abdou, adressés aux gens qui les insultent. « Ceux qui au lieu d’apporter des réflexions en cette dure période, se plaisent à proférer des insultes et des injures en racontant des commérages, ont un problème d’éducation », regrette-t-il. Et de répondre avec véhémence aux opposants d’Azali, en estimant que « celui qui applaudit le malheur des autres, doit s’attendre qu’à son tour, cela peut lui arriver, or nous cherchons des solutions, nous vous demandons pardon et nous tenons à vous rappeler que le chef de l’Etat ne voudrait pas faire subir une situation pareille à son peuple ». Visiblement agacé par la critique des détracteurs du pouvoir, le président de l’Assemblée demande à la population d’implorer le seul d’Allah.
Le secrétaire général du gouvernement Daniel Bandar tente à son tour de calmer les esprits en expliquant que tant d’autres pays sont aussi confrontés à cette crise. « On n’est pas en mesure de préciser une date pour l’arrivée d’une nouvelle cargaison de riz, mais nous vous rassurons que le gouvernement cherche une solution très fiable et pérenne », dit-il. Et de botter en touche la proposition de certains opérateurs économiques de libéraliser l’importation du riz ordinaire. « Libérer l’importation du riz ordinaire est certes une proposition. Mais on peut s’interroger si le riz de luxe est vendu quelque part ici à Anjouan » s’interroge-t-il, car à l’en croire « le problème ne vient pas du monopole du riz (accordé à l’ONICOR, ndlr) ».
Quant au ministre de la jeunesse et des sports n’a pas souhaité commenter la question selon laquelle le gouvernement est incapable de fournir du riz à sa population. Il préfère laisser la question aux techniciens concernés. Selon lui « le Président de la République a pris ce dossier en main, c’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui. Les efforts se font et se feront jusqu’à traverser l’autre rive et revenir au calme ». Les consommateurs doivent donc prendre leur mal en patience, puisque le gouvernement et l’assemblée n’osent se hasarder de fixer encore une date improbable. Mais pour le SGG, la météo peut aussi retarder une cargaison, il serait donc imprudent d’avancer une prévision.
Nabil Jaffar
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