La Gazette

des Comores

Pêche indianocéanique / Premier plan d’action régional sur la pêche thonière côtière

Pêche indianocéanique / Premier plan d’action régional sur la pêche thonière côtière © : HZK-LGDC

Une trentaine de pêcheurs et représentants des autorités de l’Union des Comores, de la France (Réunion), du Kenya, de Madagascar, de Maurice, des Seychelles et de la Tanzanie se sont réunis du 5 au 7 février pour discuter de l’avenir de la pêche thonière côtière. Et pour la première fois, un plan régional intégrant les sept pays riverains a été ressorti et présenté à l’assemblée.


Une trentaine de pêcheurs et de représentants des autorités des 7 pays riverains se sont réunis du 5 au 7 février à Maurice pour échanger sur l’avenir de la pêche thonière. Cette rencontre qui vise à augmenter l’investissement dans le secteur de la pêche thonière côtière est organisée par la Commission de l’océan Indien, à travers son programme SmartFish financé par l’Union européenne. Au cours de ces trois jours de réunion intensive et multidisciplinaire, les experts et les champions des sept Etats représentés ont dressé un inventaire de leurs pêcheries de thonidés et examiner les causes profondes des résultats mitigés du déploiement de DCP au bénéfice des pêcheries côtières par les agences régionales et internationales.

 

Pour la première fois, un plan régional sur la pêche thonière côtière intégrant les sept pays a été présenté à Maurice. Il a été élaboré sur la base d’un diagnostic approfondi du secteur par le programme SmartFish de la Commission de l’océan Indien (COI), financé par l’Union européenne. « Ce plan a pour ambition de faire naître l’esprit d’entrepreneuriat au sein des communautés de pêcheurs de ces pays, explique Sunil Sweenarain, coordinateur du programme SmartFish. Il est temps que la région se dote d’un outil régional économiquement ambitieux pour cette ressource migratoire. Cela permettra d’amplifier la part du secteur de la pêche artisanale dans les économies nationales et régionale ».

 

Le plan englobe quatre axes principaux à savoir la modernisation et l’innovation technique qui intègre les points cruciaux comme la sécurité en mer, la profitabilité de la pêche, l’amélioration de la qualité du produit ; le développement du produit et le marketing qui touche les aspects phytosanitaires et hygiénique du poisson, ainsi que l’accès au marché ; la gestion et la gouvernance de la pêche thonière côtière qui inclut l’amélioration de la collecte de données, le renforcement des institutions scientifiques et les mécanismes de financement innovant qui englobe l’amélioration des compétences commerciales et entrepreneuriales dans le secteur de la pêche thonière côtière ainsi que la mobilisation de fonds au bénéfice des pêcheurs artisanaux.

 

« Cet objectif de faire du pêcheur un business man correspond aux aspirations de la Fédération des pêcheurs artisans de l’océan Indien », souligne Hervé Raherimiamina, vice-président de cette fédération. La rencontre organisée par le programme SmartFish s’est conclue avec l’adoption d’une déclaration commune qui reconnait la contribution concrète que peut avoir la pêche thonière côtière au développement économique. Les participants ont également insisté sur la nécessité d’une gestion responsable de cette filière en conformité avec les Objectifs de développement durable.

 

Pour rappel, la capture annuelle de la pêche thonière côtière des cinq Etats membres de la Coi est répartie comme suit : Union des Comores (16 000t) avec 1670 pirogues, France/La Réunion (2 870t) avec 180 pêcheurs, Madagascar (52 000t) avec près de 100 000 pêcheurs, Maurice (250t) avec 300 pêcheurs, Seychelles (3 530t) avec 30 bateaux semi-industriels. 

 

 

 

 

 

 


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