Le projet SWIOFISH a remis hier lundi du matériel informatique à l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM) pour faciliter ses activités quotidiennes. Ce lot est composé de 6 ordinateurs portables, 3 ordinateurs de bureau, 3 imprimantes multifonction, 6 disques durs externes, 32 clés USB, 3 appareils photos, le tout estimé à une valeur de 9 millions 500 francs comoriens.
Pour le renforcement des capacités de l’ANAM, le projet SWIOFISH a remis du matériel informatique à cette institution pour faciliter ses tâches au quotidien. Cette initiative intervient suite à une collaboration signée entre la direction générale des ressources halieutiques, à travers le centre de contrôle de la pêche (SWIOFISH) et l’agence nationale des affaires maritimes pour le volet sécurité des pécheurs aux Comores. Le matériel sera utilisé dans le cadre des activités liées à la pêche et à l’économie bleue et sera réparti dans les différentes structures nationales et régionales de la pêche dans l’ensemble de l’archipel pour qu’elles puissent être en connexion pour la simplification de leurs travaux.
Chamsoudine Soidri, directeur général des ressources halieutiques a profité de cette occasion pour interpeller les pêcheurs et les chantiers de fabrication des navires de prendre les dispositions nécessaires pour l’immatriculation afin de faciliter les travaux de l’ANAM et de la direction de la pêche et de veiller à la vigilance. « Des mesures seront prises sur la non immatriculation des navires, car aujourd’hui, c’est seul moyen qu’on a pour veiller à la vigilence », insiste-t-il, avant de préciser que « à ce niveau, les inspecteurs auront une facilité sur le terrain pour collecter les données concernant les navires de pêche et recenser les chantiers d’homologation de ces navires, qui semblent être dans l’anonymat afin de les maintenir et revoir les failles. Cela va leur permettre de connaitre l’évolution de la flotte artisanale comorienne ».
Dans ce projet, l’ANAM a presque finalisé la partie immatriculation. Néanmoins, le but aujourd’hui est la réhabilitation de l’homologation des chantiers de fabrication des navires. D’après un constat, le problème de sécurité sur l’embarcation de pêche est lié à la fabrique de bateaux sous couverture d’anonymat. Les statistiques montrent largement qu’au cours d’une année, on note à peu près 10 à 20 embarcations disparues sous le radar. « Ces chantiers ne respectent pas les normes de conformité sur la construction des navires. C’est ce qui cause la disparition de certains pécheurs », déplore Ali Mohamed Rachad. La direction des pêches avec l’ANAM ont entamé des démarches pour homologuer ces chantiers, à savoir la délivrance de certificat de navigation, les dossiers nécessaires qui concernent le chantier en question, pour la normalisation et la conformité. Cette mise aux normes sera appliquée sur l’ensemble de l’archipel.
Andjouza Abouheir
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