La Gazette

des Comores

Question de Mayotte : Azali Assoumani : Pas d’accueil pour les refoulés de Mayotte

Question de Mayotte :  Azali Assoumani : Pas d’accueil pour les refoulés de Mayotte © : HZK-LGDC

C’est dans des termes on ne plus clairs que le Chef de l’Etat comorien, Azali Assoumani a donné sa position sur la possibilité d’accueillir ou non des comoriens qui seraient expulsés de Mayotte. Un discours qu’on a déjà entendu en 2024 de la part du Président lors du démarrage de l’opération Wuambushu. Sous la pression de l’Elysée, Moroni avait fini par céder et des nombreux comoriens avaient été expulsés de l’île comorienne de Mayotte vers Anjouan.


« Moi je vais refuser, très sincèrement je ne peux pas accepter », a répondu le Président comorien sur la question de savoir s’il allait accepter de recevoir des comoriens expulsés de Mayotte. Une réponse au journaliste Marc Pelerman, lors d’une interview exclusive accordée à la chaine française France 24. Des propos qui interviennent dans un moment d’une extrême tension entre la France et les Comores, exacerbé par le passage du cyclone Chido récemment à Mayotte. Cette catastrophe a en effet donné du grain à moudre aux extrémistes de tout poils de la politique française, qui essayent de lier les conséquences du cyclone à un problème d’immigration. Dans cet entretien, le chef de l’Etat comorien est revenu encore une fois sur l’appartenance de Mayotte à l’Union des Comores, en vertu du droit international.

« Pour nous, Mayotte est comorienne et toutes les résolutions de l’ONU disent que les Comores ce sont quatre îles, et la France en tant que membre du Conseil de Sécurité de l’ONU ne peut pas bafouer le droit international ». En outre, Azali Assoumani a posé aussi la question de la responsabilité sur les passeurs, de ceux qui laissent des centaines de milliers de morts dans le bras de mer qui sépare Mayotte d’Anjouan. « La question qui se pose, qui sont les passeurs, pourquoi la France n’arrive pas à casser les passeurs qui font ce trafic ? » Le Président a aussi contesté le chiffre de trente-trois morts lors du passage de Chido, il appelle la France à prendre ses responsabilités. « Les chiffres qui ont été donnés, nous les avons entendus, mais quand même ces chiffres ne correspondent pas à la réalité. Maintenant, c’est aux autorités qui ont la charge de gérer Mayotte d’approfondir pour faire les recherches ».

Sur la question de savoir qu’il ne serait pas temps pour les Comores de taper du poing sur la table et de chercher une autre voie d’avec la France, outre les négociations, le Président Azali n’écarte aucune option. « Chaque chose en son temps. On ne peut pas écarter ça.»

Azali Assoumani est revenu aussi sur le dernier développement de l’actualité politique du moment, les dernières élections législatives. Le Président se félicite du climat d’apaisement durant le premier tour des dites élections. Toutefois, il dit ne pas comprendre les contestations des partis d’opposition. « L’opposition a boycotté, ce sont des candidats indépendants qui sont venus se présenter, et maintenant ils veulent dénoncer ce qu’il s’est passé ».

Imtiyaz

 

 

 


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