La Gazette

des Comores

Question de Mayotte : Vers une relance de la mobilisation internationale

Question de Mayotte :  Vers une relance de la mobilisation internationale © : HZK-LGDC

C’est en tout cas, ce qui ressort de la déclaration finale à l’issue de la Conférence internationale sur la question de l’occupation de Mayotte par la France tenue à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan au tout début du mois de septembre. Une vingtaine de personnes issues de plusieurs branches de la société comorienne y a pris part.


L’année prochaine, cela fera cinquante ans que les Comores sont dépossédées d’une partie de leur territoire, illégalement par l’ancienne puissance colonisatrice, la France. Cinquante ans, peut sembler long pour certains mais, la plaie ouverte par cette annexion reste toujours béante pour la quasi-majorité des Comoriens. Chaque 12 novembre, le pays marque une pause, pour se souvenir de ce moment historique où le prince Said Mohamed Jaffar a prononcé à la tribune des Nations Unies le discours d’admission du jeune Etat comorien à cette auguste organisation, le 12 novembre 1975. Cette fois, c’est au niveau international que les activistes comoriens en majorité de la société civile ont porté leur voix pour dénoncer cette innommable occupation. C’est à l’invitation du groupe d’initiative de Bakou que ces derniers se sont rendus en Azerbaïdjan.

« Dédié à l’île comorienne de Mayotte occupée illégalement par la France, l’évènement a permis à toutes les parties intéressées d’échanger leurs points de vue sur la politique coloniale du Gouvernement de la France », lit-on dans ladite déclaration que les participants ont lu lors d’une conférence de presse tenue à Moroni ce mardi 10 septembre. Pendant une cinquantaine de minutes, les conférenciers ont exposé à la fois leur combat pour le retour de Mayotte dans son giron naturel mais, aussi les retombés d’une participation à une telle conférence qui avait réuni plusieurs groupes de pressions et de lobby anti-impérialiste.

Pour démontrer le caractère inique de cette occupation, la déclaration finale de Bakou a rappelé en forme d’hommage les 30.000 morts comoriens. « Nous rendons hommage aux 30 000 morts et toutes les familles endeuillées par les traversées en Kwasa-kwasa. Le « plus grand cimetière maritime au monde » est la conséquence du «visa criminel de Balladur ». C’est pourquoi, les conférenciers à travers la déclaration de Bakou, appellent la communauté internationale à appuyer l’initiative d’une « Conférence internationale sur la question de l’île comorienne de Mayotte ». Et ces derniers, de faire appel à l’Union Africaine d’être à l’avant-garde du combat pour la réintégration de Mayotte dans son ensemble naturel, qui est l’Union des Comores reconnue dans ses frontières héritées de la colonisation. « Nous demandons à raviver l’activité du Comité des 7 de l’Union Africaine ainsi qu’à créer des groupes des amis des Comores au sein des autres organisations ».

Imtiyaz


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