L’Institut National de la Statistique, des Etudes Economique et Démographique (INSEED), a tenu un point de presse hier 29 août à Moroni dans le but d’annoncer les principaux résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2017. Le directeur d’INSEED Said Djoumoi a annoncé qu’en 2017 le pays a connu un taux d’accroissement de 2% de la population et que les moins de 20 ans représentent 50% de la population.
Le gouvernement comorien en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers au développement à travers l’Institut National de la Statistique, des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED) vient d’organiser son 4e Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) en 2017. En conférence de presse, le directeur de l’Institut National de la Statistique, des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED) a diffusé les données du recensement de la population et de l’habitat de 2017. Le 4e RGPH réalisé en décembre 2017 montre un effectif de la population de 758 316 habitants dont 51 567 habitants à Mohéli (6,8%), 327 382 à Anjouan (43,2%) et 379 367 habitants à Grande Comore (50,0%).
Par rapport au recensement précédent, l’effectif de la population est passé de 576 660 habitants en 2003 à 758 316 habitants en 2017 soit un taux d’accroissement de la population du pays d’environ de 2%. « Le recensement de la population et de l’habitat est nécessaire dans tous les pays. A noter que le premier recensement effectué après l’accession des Comores à l’indépendance a été celui de septembre 1980, le deuxième en 1991 et le dernier est celui de 2003. Les données y afférentes sont aujourd’hui largement dépassées pour assurer le suivi de la stratégie de croissance économique et la réduction de la pauvreté », avance Said Djoumoi. Il a été montré que le taux d'accroissement de la population est de 2% et que les hommes sont plus nombreux que les femmes. La population en âge de voter représente 54%, les personnes âgées représentent 5% de la population et les moins de 20 ans représentent 50% de la population.
Le recensement de la population et de l’habitat est une pratique universelle, tous les pays du monde en effectuent périodiquement. Les Nations Unies recommandent en particulier, de mener un recensement de la population tous les 10 ans pour les pays en développement. Et pour se faire, le gouvernement avait eu le concours de ses partenaires techniques et financiers pour réaliser l’opération. « En effet, le coût financier du recensement de 2017 était de 750 millions de francs comoriens soit 1,7 million de dollars et environ 1 500 agents comme personnel de terrain », montre-t-il, avant de préciser que « cette opération se proposait de faire un bilan démographique, de déterminer les caractéristiques de l’habitat et donner une situation de référence comme base d’appréciation de l’impact des politiques et des programmes de population mis en œuvre au cours des ces dernières années. Par ailleurs, ce recensement fournira une base de données d’indicateurs et des tableaux de bord récents et fiable sur tous ce qui concerne l’effectif et les caractéristiques de la population, les habitations et l’habitat en données de référence pour l’élaboration des futures politiques et développement ». Pour la suite, l’INSEED a déjà sélectionné et engagé d’ici fin septembre 2019 un groupe de consultants nationaux, pour l’analyse thématique dans certains domaines sociaux et démographiques.
Nassuf Ben Amad
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