À la suite d’un communiqué conjoint signé par 21 pays arabes et musulmans, le ministère des Affaires étrangères a publié une déclaration officielle le 27 décembre dernier. Dans ce texte, il exprime son soutien ferme à la République fédérale de Somalie et condamne toute tentative visant à reconnaître le Somaliland comme un État indépendant, mettant en garde contre les risques que cela ferait peser sur la stabilité régionale.
Le communiqué conjoint, signé par les ministres des Affaires étrangères de 21 pays arabes et musulmans, qualifie la visite d’un responsable israélien dans le Somaliland de « violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie ». Parmi les pays signataires figurent notamment le Bangladesh, Djibouti, l’Égypte, la Gambie, l’Indonésie, l’Iran, la Jordanie, le Koweït, la Libye, les Maldives, le Nigeria, le Sultanat d’Oman, le Pakistan, la Palestine, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Somalie, le Soudan, la Turquie et le Yémen. Les signataires rappellent que la Somalie est membre de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), et soulignent que toute tentative de légitimation de cette démarche doit être rejetée.
Dans ce contexte, les Comores ont adopté une position sans équivoque. Dans son communiqué rédigé en arabe, le ministère des Affaires étrangères souligne que la défense de la souveraineté somalienne s’inscrit dans les « principes fondamentaux de la souveraineté nationale consacrés par les chartes internationales ». Le texte insiste également sur la nécessité de préserver l’unité nationale de la Somalie, estimant que toute reconnaissance du Somaliland comme État indépendant constituerait « une violation manifeste du droit international et une menace directe pour la stabilité régionale ».
En s’associant à cette condamnation collective, les Comores entendent réaffirmer leur engagement en faveur de la défense des causes qu’elles jugent justes et similaires à leur propre situation. « Notre déclaration du 27 décembre est avant tout un acte de solidarité », explique un responsable du ministère. « Elle rappelle que la souveraineté et l’intégrité territoriale sont des valeurs que les Comores ont toujours défendues. » Il appelle par ailleurs la communauté internationale à réagir, ajoutant : « Les Comores, qui ont constamment dénoncé les atteintes à leur propre intégrité territoriale, ne peuvent qu’exiger le même respect pour la Somalie. »
Dans un contexte marqué par la multiplication des manœuvres extérieures visant à fragiliser et fragmenter les États africains et arabes, le ministère des Affaires étrangères a choisi la voie de la fermeté et de la solidarité. « Comment rester silencieux face à une tentative de division de la Somalie, alors que nous connaissons nous-mêmes les cicatrices laissées par la question de Mayotte et les pressions internationales qui en découlent ? », conclut notre interlocuteur.
Aticki Ahmed Ismael (stagiaire)
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
