La Gazette

des Comores

Rencontre Cadis/ Ministre des affaires islamiques Un œil sur le statut des cadis

Rencontre Cadis/ Ministre des affaires islamiques  Un œil sur le statut des cadis © : HZK-LGDC

Le ministre des affaires islamiques a rencontré samedi, les cadis de la Grande Comore. Il était question des pratiques religieuses, des compétences des cadis mais aussi de leur statut spécifique.


La réforme sur les affaires religieuses poursuit son cours. Le ministre des affaires islamiques a reçu samedi, les cadis de différentes régions de Ngazidja. Plusieurs points abordés dont le respect des textes sur les pratiques religieuses aux Comores, les domaines de compétence des cadis et leurs statuts. C’est par ce dernier point que le ministre a commencé son intervention. Moussa Mahoma se dit préoccupé par la situation des cadis. « Je sais que la plupart d’entre vous sont payés 40 000 à 45 000 FC par mois et d’autres ne sont même pas payés!», déclare-t-il à l'endroit des chefs religieux avant de préciser que « rares sont ceux qui sont payés par leur indice de fonctionnaire (80 000 FC) ».

 

Lors de cette réunion, le ministre des affaires islamiques s’est engagé à user de son pouvoir pour régulariser la situation des cadis. « En attendant que le statut des cadis soit voté, ils doivent dans un premier temps être tous payés», poursuit-il. Une idée saluée par l’inspecteur général des affaires judiciaires pour qui toutes ces personnes ont été nommées et ont, de ce fait, des droits. « Actuellement, nous avons trois cadis qui ne perçoivent rien à la fin du mois et pourtant, ils font leur travail. C’est vraiment injuste », a regretté Mohamed Abdou Oussein.

 

Les conditions de travail des cadis ne sont pas dans les normes; ils ne disposent pas de fournitures bureautiques. Une situation qui les bloquent parfois dans leur travail et pourtant, ils versent l’argent au parquet de la République. « Chaque mardi, les cadis versent leur argent au parquet de la République. Ils devraient avoir des registres et autres fournitures. Cette situation les a contraints à se procurer leur propre registre », déplore-t-il, avant d’ajouter que « le parquet de la république et le ministère des affaires islamiques ont pris l’initiative de travailler sur ces registres et les mettre dans les différents bureaux des cadis ».

 

La question des pratiques religieuses a été abordée lors de cette rencontre. Le ministre a rappelé que l’Union des Comores a depuis fort longtemps été un pays sunnite au Madhab Imam Chaanfi. Les cadis appellent à leur tour à un enseignement du Madhab dans les écoles coraniques. « On ne peut pas dire comme ça qu’on est du Madhab Chaafi. Il faudrait qu’on l’enseigne et comme ça tout le monde sera au courant », explique Youssouf Daoud, un cadi de Tsidje. Les cadis ont salué cette initiative du ministre et espèrent avoir une suite favorable. Après Moroni, une autre réunion se tiendra à Mohéli et Anjouan.

 

 

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.