La Gazette

des Comores

Rentrée scolaire 2019/2020 / Après la grève, les enseignants en sit-in ce matin au Lycée de Moroni

Rentrée scolaire 2019/2020 / Après la grève, les enseignants en sit-in ce matin au Lycée de Moroni © : HZK-LGDC

A l’issue de deux grandes réunions extraordinaires tenues hier à l’école primaire M’boueni, les enseignants qui campent toujours sur leur position prévoient d’organiser un sit-in ce mercredi matin au lycée Said Mohamed Cheikh de Moroni. Ils décident de déserter les classes tant qu’il n’y aurait pas ouverture d’un dialogue social, qui selon eux devrait avoir eu lieu entre l’intersyndicale, d’une part et le gouvernement d’autre part.


Les enseignants ont déclenché une grève illimitée depuis lundi dernier. Et malgré la rentrée boycottée des enseignants annoncée par le ministère de l’éducation nationale dès le 16 septembre dernier, l’intersyndicale des agents de l’éducation nationale campent toujours sur leur  position. Une décision issue de deux rencontres. « Sans dialogue social, il n’y aura pas une rentée 2019/2020 », lance le porte-parole de l’intersyndicale, Fundi Dada. Joint au téléphone par La Gazette des Comores, ce dernier affirme que 215 sur les 286 chefs d’établissements scolaires publics (primaire, collège et lycée), ont répondu l’appel mais aussi 89% des chefs locaux. « L’objectif de ces rencontres est de les informer et surtout les sensibiliser sur les décisions prises à l’unanimité en assemblée générale tenue au foyer des femmes de Moroni », indique le porte-parole de l’intersyndicale. Ce dernier a annoncé qu’un sit-in est prévu ce mercredi. « Nous avons profité de l’occasion pour les inviter à prendre en masse au sit-in qui aura lieu demain ce mercredi matin à partir de 9h », ajoute-t-il

Au cours de ces deux rencontres, le secrétaire général de l’intersyndicale a fait le point sur la situation. Moussa Mfoungoulie précise que « la journée du lundi 16 septembre était une journée de fête puisque sur plus de 95% du territoire national, la grève a été suivie ». L’intersyndicale exhorte le gouvernement d’accepter le dialogue. « C’est la seule porte de sortie pour dénouer cette crise. Puisque, nous savons très bien que nos revendications ne seront pas toutes satisfaites en un laps de temps, mais avec les négociations, on y arrivera progressivement», conclut-il.   

Ibnou M. Abdou


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