Prévue le 10 octobre prochain, la rentrée universitaire 2024-2025 est incertaine, selon les réactions du gouvernement et de l’administration universitaire par rapport à l’application de la loi sur l’enseignement supérieur promulguée en 2023. En assemblée générale, la semaine dernière, le syndicat national des enseignants à l’université (Sneuc) a regretté le non respect de la feuille de route sur la régularisation institutionnelle de l’université et les arriérés de salaires. Des complications qui font planer le doute sur la prochaine rentrée académique.
Il faut toujours que les autorités éducatives piétinent les accords signés quand de les appliquer. L’année dernière, le gouvernement et l’université des Comores ont obtenu la promulgation de la loi sur l’enseignement supérieur devant être mise en application cette année 2024. Ce qui n’est pas le cas jusqu’à ce jour. Afin de prendre d’autres décisions par rapport à cette impasse, le syndicat national des enseignants (Sneuc) s’est réuni en assemblée générale, la semaine dernière à l’IFERE. Abdou Said, nouveau secrétaire général du syndicat a regretté : « Un an après la promulgation de la loi sur l’enseignement supérieur, aucun texte d'application n'est pris. C'est regrettable pour les responsables de l'administration centrale de l'Université des Comores et les responsables du ministère de l’éducation nationale ». Et de de prévenir que « la rentrée universitaire de l’année 2024-2025 est un sujet dont les enseignants vont se prononcer très bientôt ». Ce qui est certain, la rentrée prochaine est à prendre au conditionnel.
Rappelons que la direction générale de l’enseignement supérieur et de la recherche a signifié dernièrement au syndicat (Sneuc) une proposition d’une feuille de route pour la normalisation de la gouvernance de l’université des Comores. Cette feuille de route a prévu la mise en place du conseil d’administration le 07 août dernier, la mise en place du conseil supérieur de l’enseignement supérieur et de la recherche le 17 août 2024 puis la soumission de trois candidatures au chef de l’Etat et nomination du Recteur le 24 août dernier. C’est ce qui devait se faire le mois dernier. Mais la feuille de route établi entre le ministère de l’éducation en collaboration avec l’université a fixé la prise des fonctions du Recteur le 14 septembre prochain, la nomination des composantes de l’université le 21 septembre, l’adoption du projet du budget 2024-2025, le 28 de ce mois et enfin la rentrée académique le 10 octobre prochain.
Et lors de l’assemblée du syndicat, le chef syndicaliste a précisé à la presse que des incompréhensions se manifestent déjà entre le syndicat et les autorités quant au suivi régulier de la feuille de route. « Tout ne va pas très bien avec les autorités. Le problème se focalise notamment sur le respect de la normalisation de l’université et les arriérés de 2 mois de salaires. Le non respect de la feuille de route se base sur le calendrier de mise en place des organes de l’université notamment, le vote des conseils d'administration et scientifique ». D’où l’incertitude de la rentrée académique.
Kamal Gamal
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