La Gazette

des Comores

Restauration des terres et forêts dégradées, une urgence vitale

Restauration des terres et forêts dégradées, une urgence vitale © : HZK-LGDC

Dans le cadre du projet d'appui technique à la protection de l'environnement et la restauration des terres et forêts dégradées, une réunion de consultation s'est tenue jeudi 27 et vendredi 28 juillet respectivement à la mairie de Djando et au CRDE de Fomboni. Elle avait regroupé des responsables du projet et des régions et institutions insulaires qui militent pour la protection de l'environnement. L'objectif était d'identifier les causes et les impacts de la dégradation des terres et forêts en vue de réagir dans l'urgence. Des solutions ont été proposées pour réduire cette destruction.


Les responsables du projet d’appui à la protection de l’environnement et la restauration des terres et forêts dégradées poursuivent les réunions de sensibilisations à l’endroit des différentes institutions et structures. Un projet du ministère de la pêche, de l'environnement et de l'élevage avec l’appui technique et financier du FAO. À la mairie de Djando le jeudi 27 juillet et le lendemain au CRDE de Fomboni, les méthodes à adopter pour un environnement sain et durable étaient au cœur du débat. Il s'agit d'identifier les causes et les impacts de la dégradation des terres et forêts en vue de réagir dans l'urgence.

« Nous avons sensibilisé les associations de Djando tout comme les chefs des villages de cette région sur ce projet mais aussi recueilli leurs idées par rapport aux objectifs du projet afin de prendre en commun des décisions qui auront des impacts positifs sur la protection de l'environnement », explique Housni Mohamed le coordinateur du projet. Le maire de Djando salue l'initiative car dans sa commune, le déboisement par des scies électriques est devenu très fréquent par les agriculteurs. «Notre environnement est détruit par nous mêmes. Je demande aux autorités insulaires de nous épauler dans ce combat en nous donnant la possibilité de réagir avant qu’il ne soit trop tard », avance Abdourazak Boinaher, le maire de Djando.

Au CRDE de Fomboni, c’était le tour des autorités insulaires des différentes institutions qui interviennent sur la protection de l'environnement. Le reboisement massif suivi des sanctions disciplinaires contre les contrevenants a été préconisé. Le projet intervient dans six CRDE à raison de deux par île. Il s'agit du CRDE de Simboussa et celui de Sidjou à Ngazidja. Le centre de Ouani et celui de Mramani à Anjouan. À Mohéli c’est le CRDE de Djando et celui de Moimbassa qui sont retenus. C'est donc un projet qui privilégie une approche intégrée, inclusive et participative dans laquelle la voix de chaque partie prenante compte. Il est à noter que 57% des terres agricoles et forestières comoriennes, selon les données de la FAO (Organisation des Nations-unies pour l'alimentation et l'agriculture) sont dégradées à cause de l'activité humaine, notamment les feux de brousse, le déboisement et les mauvaises pratiques agricoles. 

Riwad

 


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