La retraite annuelle 2025 de l’Équipe-pays de l’ONU a débuté lundi 9 juin à Itsandra, avec un échange de haut niveau entre le gouvernement et les agences onusiennes. Une douzaine de Chefs d'agences des Nations Unies, basés aux Comores et à Madagascar, ont échangé toute la journée avec les représentants du Gouvernement, conduit par le secrétariat général du gouvernement.
« Ce dialogue revêt une signification particulière, puisqu'il se tient en 2025, année du cinquantenaire de l'indépendance de l'Union des Comores. C'est un moment propice pour revenir sur le chemin parcouru avec lucidité, mais surtout pour regarder ensemble vers l'avenir, avec ambition et responsabilité », a déclaré James Bot, coordonnateur résident du système des Nations Unies, à l’ouverture de la rencontre. « Au-delà des modalités de travail et les instruments de coopération en cours que nous aurons à examiner conjointement aujourd'hui, j'ose espérer que le temps nous permettra aussi de nous projeter au-delà de 2026 pour voir quelle forme nous pourrons donner à un nouveau Cadre de Coopération qui devra continuer à lier le Système des Nations Unies et les Comores », a souligné Mr james Bot.
De son côté le secrétaire général du gouvernement s’est dit « fier des progrès accomplis dans certains domaines où des objectifs ont été atteints ou sont en bonne voie ». « Nous devons aussi reconnaître que des défis majeurs subsistent et que certains ODD sont encore très loin d'être atteints, ce qui souligne l'importance d'un partenariat plus renforcé pour accélérer les progrès », a déclaré Nour El-Fath Azali. « Un des défis majeurs que nous avons identifiés est la faiblesse de nos mécanismes de suivi et évaluation. Les mécanismes en place ne semblent pas suffisants pour garantir la convergence de nos actions conjointes vers les objectifs que nous nous sommes fixés pour l'avenir de notre pays », a-t-il regretté.
Et de poursuivre : « le dialogue de haut niveau est un moment clé pour aborder ces questions stratégiques de manière ouverte et franche et pour renforcer encore plus notre partenariat, mais aussi de la recherche de sources de financement alternatif pour nos projets de développement dans le contexte mondial actuel, en explorant des pistes de solution et des propositions concrètes ». A noter que d’autres rencontres sont prévues au cours de la retraite des Nations Unies notamment avec la société civile et Le secteur privé, dans le but d´évaluer les résultats obtenus, échanger sur les priorités respectives et identifier des axes de renforcement de la coopération entre les Nations Unies et les acteurs nationaux.
Mohamed Ali Nasra
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