Le ministre des finances et celui de l’économie ont procédé vendredi 30 août dernier, à la signature de l’arrêté permettant au secteur privé d’importer et commercialiser officiellement le riz ordinaire. Cet arrêté signé en présence du secrétaire général du gouvernement Nour El-Fath Azali, porte réglementation et structuration permettant aux opérateurs économiques de se partager le marché avec l’Onicor.
Un ouf de soulagement pour la population. Depuis vendredi dernier, le secteur privé est libre d’importer le riz ordinaire dans le respect des règles fixées par les autorités. L’arrêté conjoint portant réglementation de l’importation du riz ordinaire dans le pays est déjà signé par les ministres des finances et celui de l’économie. Lors de la signature, Nour El Fath Azali, secrétaire général du gouvernement a précisé : « il est très important d’importer le riz pour le peuple. Si le gouvernement a libéralisé le marché, c’est pour encourage le peuple à consommer le riz ordinaire. Evitons de mélanger les questions politiques et les questions commerciales. Le plus important sur la libéralisation du marché est de faire ce qui est mieux pour la population. Et j’espère que cette signature va faciliter la consommation du riz ordinaire sans intermittence ».
À son tour Ahmed Chamsoudine, président de l’Union des Chambres de commerce a souligné que c’est l’aboutissement « d’intenses négociations qui ont été menées par le Gouvernement, l’UCCIA et les opérateurs économiques en vue de libéraliser l’importation et la commercialisation du riz ordinaire dans le pays. Et l’objectif de cette libéralisation du marché est de lutter contre la pénurie de cette denrée alimentaire vitale. Il faut que tout opérateur comorien remplisse les conditions édictées par l’arrêté afin de bénéficier de la licence d’importation et de commercialisation ». En effet, pour l’obtention de cette fameuse licence, l’importateur est soumis à une série de conditions. Le demandeur doit être un opérateur agréé par la Chambre de commerce et doit impérativement s’acquitter d’une somme annuelle de 500.000 KMF (cinq cent mille). Ce dernier doit disposer des capacités financières suffisantes pour garantir la stabilité du marché.
Présent à cet évènement, le directeur commercial au niveau du ministère de l’économie a salué le dialogue fort entre le secteur privé et public à travers l’UCCIA en vue de favoriser l’accès de la population aux produits de première nécessité. Et de rappeler : « l’arrêté signé par les deux ministres fixe la règlementation dans le but de structurer le marché afin d’éviter tout désordre. Il ne faut pas que la libéralisation fasse regretter aux deux parties cette décision. C’est la raison pour laquelle certaines conditions sont à remplir dans l’intérêt de tout le monde ». Le commerce du riz ordinaire est donc officiellement libéré. Il reste maintenant à savoir les mécanismes qui seront mis en place pour éviter toute manipulation ou pénurie de ce produit très prisé pour la population comorienne. Nous y reviendrons.
Kamal Gamal
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