La Gazette

des Comores

Réaction de l'intersyndicale après le congrès de la Ctc « Salim Soulaimane est admis à la retraite »

Réaction de l'intersyndicale après le congrès de la Ctc  « Salim Soulaimane est admis à la retraite » © : HZK-LGDC

L’intersyndicale, a révélé à la presse que « Salim Soulaimane n'est plus fonctionnaire », et que de ce fait « il ne peut parler au nom des travailleurs puisqu'il est admis à la retraite ». Un combat sans merci sera mené de l'intérieur comme à l'extérieur du pays auprès des partenaires de la CTC (BIT, CSI, OUSA...), par ce syndicat, selon son secrétaire général, pour que la CTC soit véritablement le lieu de rassemblement des travailleurs comoriens.


Ce point de presse est la première d'une série d'actions qui vont être menées à l'intérieur comme à l'extérieur du pays pour que les textes régissant les syndicats comoriens soient respectés. C’est dans ces termes que le bureau national de l'intersyndicale des agents de l'éducation nationale a ouvert sa rencontre avec la presse tenue samedi dernier à l'école primaire Application de Moroni. L'objectif, selon le secrétaire général est, de rejeter en bloc ce qui a été rapporté par nos confrères du journal Alwatwan du 30 septembre dernier.

 

« Ce n'est pas vrai, il n'y a pas eu congrès de la Confédération de Travailleuses et travailleurs des Comores (CTC), les 30 septembre et 1er octobre 2019, contrairement à ce que Salim Soulaimane, secrétaire général sortant a déclaré dans les colonnes d'Alwatwan, la semaine dernière », déclare d'emblée Chabane Mohamed. Et lui d’ajouter que l'intersyndicale attire l'attention des travailleurs comoriens, en leur demandant « de ne pas accepter la prise d'otage de la CTC, par un homme qui se soucie plus de ses ambitions personnelles que de la défense de leurs droits et intérêts ».

 

D'après un communiqué de ce syndicat signé le 5 octobre et dont La Gazette des Comores s’est procuré une copie, Salim Soulaimane a tout simplement profité d'un atelier de formation de 2 jours (28 et 29 septembre), animé par un expert du BIT, pour improviser, les deux jours suivants (30 septembre et 1er octobre), « ce que tout syndicaliste qui se respecte n'osera pas qualifier de congrès confédéral. Ce sont d'ailleurs les camarades qui ont pris part aux travaux dudit congrès sont ceux-là mêmes qui ont participé à la formation, qui a porté sur les travailleurs de l'économie informelle », regrette-t-il.

 

Ce conseil, dit-il composé des membres du bureau confédéral et de tous les secrétaires généraux des syndicats, n'a jamais été convoqué en septembre, à la Maison de l'Emploi (MDE), ne peut pas tenir lieu de réunion du CSC, car cet organe important ne peut pas être consulté juste la veille d'un évènement aussi important qu'un congrès. L'article 25, qui fixe les conditions de participation au congrès, indique: prennent part au congrès les membres du bureau confédéral et les délégués désignés et mandatés par leurs syndicats... « Cet article a été tout simplement piétiné. Même le quota arbitraire de 3 participants par syndicat n'a pas été respecté », regrette Moussa Mfoungouliyé.

 

Et le communiquer d’ajouter que « moins de 70 camarades ont pris part au vote du mardi 1er octobre, pour une centrale syndicale qui compte un peu plus de 13000 membres, repartis dans un peu moins de 20 syndicats sur les trois iles, et non 37 syndicats, comme l'a affirmé à Alwatwan, le secrétaire général sortant. Or, l’article 26 des statuts dit clairement que « le congrès peut valablement délibérer lorsque 50% des mandats plus un sont présentés ».

 

Au regard de toutes ces dispositions statutaires, sciemment bafouées et piétinées par le premier responsable de l'organisation, nul besoin d'être un syndicaliste chevronné pour comprendre que ce qui s’est passé les 30 septembre et 1er octobre 2019, à Moroni « est une mascarade », a-t-il martelé. Le secrétaire général d'intersyndicale tient à préciser que Salim Soulaimne ne peut pas parler au nom des travailleurs comoriens puisqu'il n'est plus fonctionnaire. « Il est déjà admis à la retraite », précise-t-il avant d'ajouter que M. Soulaimane a passé deux mandats sans aucun bilan. C'est pourquoi « nous interpelons le gouvernement à prendre ses responsabilités », conclut M. Mfoungouliyé. D'ailleurs ce point de presse est la toute première d'une série d'actions qui vont être menées à l'intérieur du pays comme auprès des partenaires de la CTC (BIT, CSI, OUSA...), pour que les syndicats comoriens soient des organisations démocratiques régies par les principes énoncés dans leurs statuts, et que la CTC soit véritablement le lieu de rassemblement des travailleurs comoriens, sans exclusive.

 

Ibnou M. Abdou

 


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