Alors que les travaux préliminaires ont été faits pour désengorger les prisons en cette période de crise sanitaire, la décision se fait toujours attendre du coté du ministère de la justice. Et aucune information ne filtre depuis.
Le gouvernement a-t-il changé d’avis ? 23 jours depuis que la décision a été entérinée en conseil des ministres du 10 février dernier, le réaménagement de peine de certains prisonniers se fait toujours attendre. Cette décision a été prise dans un seul but d'endiguer la Covid-19, qui a fait 144 décès dans le pays. Selon des sources autorisées, les travaux préliminaires ont été faits dans les meilleurs délais. Le 11 février dernier, le procureur général, Soilihi Djae avait fait savoir à la presse que les privilégiés seront les détenus ayant commis un délit mineur mais la décision finale revenait aux autorités compétentes.
Pour rappel, après la déclaration du porte-parole du gouvernement concernant la libération de certains détenus pour désengorger les prisons, le parquet général avait pris les choses en main. Il avait précisé que les travaux préliminaires vont durer 72 heures. Si l'on s’en tient à ce délai, les travaux aurait déjà pris fin dans la même semaine. « Le travail a été fait mais la décision finale revient au ministère de la justice. J'ai juste ordonné au service pénitencier de répertorier les détenus. Une fois le travail fait, c'est au ministre de la justice de se prononcer sur la question », confie Soilihi Djae, le procureur général.
Joint au téléphone pour connaître l’évolution du dossier, ni le ministre de la justice ni son cabinet n'ont souhaité répondre à notre requête. Notons que la prison de Moroni compte aujourd’hui plus 225 prisonniers vivant dans des conditions de promiscuité et de précarité avérées. Quotidiennement, ces gens reçoivent de la visite et ils peuvent facilement être contaminés par le virus. Et jusque-là, aucune stratégie de dépistage n'est prévue dans la zone carcérale depuis le début de la Covid-19 dans le pays. Pour mémoire, les critères requis dans ce genre de situation, ce sont les personnes ayant commis des petites infractions.
Andjouza Abouheir
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