Le Conseil national de la presse et de l’audiovisuel (CNPA) appuyé techniquement et financièrement par la Haute autorité de la communication au Maroc (HACA) et la coopération française, a inauguré un monitoring des médias. La cérémonie inaugurale suivie d'une signature entre les deux institutions de régulation des médias des Comores et du Maroc a eu lieu en présence du ministre en charge de l'information, du président de la Ceni, et de l’ANRTIC.
Un monitoring des médias vient d’être inauguré au siège du Conseil national de la presse et de l’audiovisuelle (CNPA). Selon le président du CNPA Aboubakari Boina cet outil va permettre d’enregistrer plusieurs émissions de radio et de télévision dans le but ultime de les archiver, de les analyser, de faire de recherches, de pondre des rapports sur l'état de nos médias et le cas échéant pour instruire des contentieux potentiels sur telle ou telle émission, telle ou telle déclaration, telle ou telle prise de position. « Notre rôle n'est pas de censurer, mais au contraire, de permettre la liberté d'expression dans l’éthique, la déontologie professionnelle et l'esprit de la loi », insiste-t-il. Il faut souligner au passage l'arrivée à Moroni d'une forte délégation de haut niveau de cinq personnes conduites par la Présidente et le Directeur de la Haute autorité de communication du Maroc qui vient faciliter l'installation de ce monitoring en collaboration avec de l’Ambassade de France et la coopération culturelle française.
Le ministre de l'intérieur a fait comprendre que le monitoring des médias va permettre de suivre pas à pas les médias, enregistrer les émissions et prises de paroles, archiver les données, faire des rapports conjoncturels ou périodiques. « C’est un moyen indispensable pour mesurer à la fois le niveau des médias et la maturité démocratique de tous les acteurs politiques, toutes tendances confondues sans omettre la société civile. Ma conviction profonde est de demander à la nouvelle équipe du CNPA de continuer à travailler au service à la fois de tous les médias et de tous les citoyens, tout en affermissant la coopération Sud-Sud, en élargissant la coopération bilatérale et en développant à la coopération multilatérale », montre Fakriddine Mahamoud, le ministre de l’intérieur en charge de l’information.
La présidente de la HACA du Royaume du Maroc se réjouit d'être aux Comores puisque cette visite est une rencontre entre deux instances de régulation de deux pays africains dans le sens de voir ensemble ce que l’on peut faire au bénéfice de nos sociétés et les manquements. « Pour moi, c’est important d’ouvrir ce champ, ce portefeuille de la régulation. On décrète qu’on est important pour le lien entre les deux sociétés. La régulation est une intervention publique autonome qui est destinée à deux ou trois choses. Le régulateur sert à promouvoir et consolider la liberté de la communication, favoriser et promouvoir un droit du citoyen d’accéder à une information de qualité et information de confiance. Il garantit le droit d’autres acteurs de l’écosystème médiatique », avance Latifa Arkhabach. Après la cérémonie, une convention de partenariat a été signée entre le Conseil National de la Presse et de l'Audiovisuel des Comores et la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle du Royaume du Maroc.
Ibnou M. Abdou
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