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Réunion des Parties au Protocole de Montréal / Un instrument essentiel pour faire face à la crise climatique actuelle

Réunion des Parties au Protocole de Montréal / Un instrument essentiel pour faire face à la crise climatique actuelle © : HZK-LGDC

Du 4 au 8 novembre 2019 se tient au siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture à Rome, en Italie, la réunion préparatoire des Parties au Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d'ozone (SACO), suivie de la réunion de haut niveau du 7 au 8 novembre.


Les inquiétudes concernant le fait que la couche d’ozone stratosphérique pouvait être menacée par les chlorofluorocarbones (CFC) et d’autres substances d’origine anthropique ont été soulevées pour la première fois au début des années 1970. À cette époque, les scientifiques ont averti que le rejet de ces substances dans l’atmosphère pouvait appauvrir la couche d’ozone et réduire sa capacité à empêcher les rayons ultraviolets nocifs d’atteindre la Terre.

 

Cela pouvait compromettre l’intégrité des écosystèmes océaniques, la productivité agricole et la santé des populations animales, et porter préjudice aux êtres humains par le biais de taux plus élevés de cancers de la peau, de cataractes et de systèmes immunitaires affaiblis. En réaction à ces préoccupations, une conférence du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) convoquée en mars 1977 a adopté un Plan d’action mondial pour la couche d’ozone, et mis sur pied un Comité de coordination pour guider l’action future au niveau international.

 

Adopté en septembre 1987, le Protocole de Montréal est le seul protocole à la Convention de Vienne pour la protection de la couche d'ozone de 1985. Les efforts visant à négocier des obligations contraignantes de réduire l’utilisation des SACO ont conduit à l’adoption du Protocole de Montréal qui est entré en vigueur en janvier 1989. Les pays en développement (parties visées à l’article 5) ont bénéficié d’une période de grâce leur permettant d’augmenter leur utilisation des SACO avant de prendre des engagements. Le Protocole a été ratifié par 198 parties.

 

Et depuis 1987, plusieurs amendements et ajustements ont été adoptés, ajoutant de nouvelles obligations et des SACO supplémentaires, et ajustant les programmes de contrôle existants. Les amendements requièrent une ratification par un nombre déterminé de parties avant leur entrée en vigueur, tandis que les ajustements entrent en vigueur automatiquement. L'amendement de Kigali de 2016, le plus récent au Protocole, vise à éliminer progressivement les HFC, qui se substituent à de nombreuses substances qui appauvrissent la couche d'ozone et dont le potentiel de réchauffement planétaire est élevé.

 

La Réunion des Parties au Protocole de Montréal sert d’organe de décision du Protocole et se réunit tous les ans pour examiner les questions soulevées par le Groupe de travail à composition non limitée des Parties et prendre des décisions à leur sujet. Cette 31ème Réunion des Parties se tient pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de l’Amendement de Kigali et annonce que le trou dans la couche d’ozone est devenu plus petit que jamais auparavant. Les discussions du Segment de haut niveau (SHN) devraient porter sur la contribution du Protocole de Montréal à la réduction des pertes alimentaires, par le biais de la mise en place de chaînes de froid durables.

 

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a récemment qualifié le Protocole de Montréal d’être « un exemple inspirant de la capacité de l’humanité à coopérer pour relever un défi mondial et un instrument essentiel pour faire face à la crise climatique actuelle ».

 

Mmagaza

 


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