La Gazette

des Comores

Réunion internationale sur la biodiversité / Des écosystèmes sains pour l’éradication de la pauvreté

Réunion internationale sur la biodiversité / Des écosystèmes sains pour l’éradication de la pauvreté © : HZK-LGDC

Du 25 au 29 novembre, s’est tenu à Montréal au Canada, la 23 Réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (OSASTT 23), dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB).


Lors de la Séance plénière d’ouverture, le Président de l’OSASTT, Hesiquio Benítez Díaz du Mexique), a rappelé aux participants que « la biodiversité est non seulement un problème environnemental, mais aussi une question de développement social, économique et moral ». Soulignant au passage la «phase cruciale» du processus d’élaboration du cadre mondial pour la biodiversité pour l’après-2020, il a exhorté les participants à travailler ensemble; à se concentrer sur les recommandations concernant l’élaboration; et à « laisser de côté les décisions politiques » pour la prochaine Conférence des parties (CdP) qui doit se tenir en Chine, en octobre prochain.

 

Pour sa part, Mme Elizabeth Mrema, responsable du Secrétariat de la CDB, a déclaré que les défis auxquels le monde est confronté « sont urgents, mais que des solutions sont disponibles ». Elle a déclaré que les évaluations de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) et du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) montrent que la biodiversité, le changement climatique et la dégradation des sols sont étroitement liés. Elle a souligné par ailleurs, que les êtres humains disposent des preuves, des connaissances et la capacité pour relever les défis « à un niveau que l’on ne pouvait imaginer il y a quelques années ».

 

Les délégués à la 23e réunion ont conclu leurs délibérations, en approuvant les projets de recommandations à la Conférence des Parties, concernant entre autres les liens entre nature et culture, les questions nouvelles et émergentes, la biodiversité et changement climatique, les zones marines d'importance écologique et biologique (ZIEB) dans l'océan Atlantique Nord-est, la gestion durable de la faune, la coopération technique et scientifique et la base scientifique et technique du cadre mondial pour la biodiversité post-2020.

 

Pour rappel, on soulignera les longues délibérations qui ont eu lieu au titre des points de l'ordre du jour relatifs à la diversité biologique et le changement climatique, à la coopération technique et scientifique et au cadre pour l'après-2020.

 

Lors de la séance de clôture, le Suriname, au nom des petits États insulaires en développement (PEID), a souligné l’importance des écosystèmes sains pour l’éradication de la pauvreté, la sécurité alimentaire et les services écosystémiques essentiels, en soulignant qu’ils représentent un élément important de l’identité et de la culture. Elle a appelé au renforcement des capacités, à l'assistance scientifique et technique et au transfert de technologie nécessaires pour soutenir les PEID.

 

Le Cameroun, pour sa part, s'exprimant au nom du groupe des pays africains, a mis l'accent sur les délibérations sur la coopération technique et scientifique à l'appui du cadre pour l'après-2020, et a mis en exergue les conseils adressés aux coprésidents du Groupe de travail à composition non limitée sur le cadre mondial pour la diversité biologique après 2020 relatif aux facteurs directs et indirects et à la nécessité d'accorder une attention égale aux trois objectifs de la Convention.

 

Mmagaza

 


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