Lors de la réunion sur l’environnement du Groupe des Sept (G7), tenue à Paris du 23 au 24 avril, les ministres ont reconnu la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse comme des défis mondiaux systémiques et des multiplicateurs de risques pour la sécurité. Ils se sont engagés à renforcer l’action en matière de restauration des terres, de résilience à la sécheresse et de gestion durable des terres.
Ces crises interdépendantes affectent déjà les écosystèmes, les moyens de subsistance ainsi que la sécurité alimentaire et hydrique, avec des répercussions croissantes sur la stabilité économique et la paix, en particulier dans les régions fragiles et touchées par les conflits. Dans leur déclaration commune, les ministres ont souligné l’importance de s’attaquer au lien entre dégradation des terres et sécurité, en mettant en évidence la manière dont les pressions environnementales intensifient la compétition pour les ressources, contribuent aux déplacements de populations et accentuent les risques d’instabilité.
La dégradation des terres affecte une part importante des terres à l’échelle mondiale, jusqu’à 40% et engendre des pertes estimées à 900 milliards de dollars par an, avec des effets en cascade sur les systèmes alimentaires, la disponibilité de l’eau, les économies et les moyens de subsistance. Saluant la déclaration, la Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), Yasmine Fouad, a déclaré que cette reconnaissance devait désormais se traduire en actions concrètes. « La dégradation des terres et la sécheresse ne sont plus des enjeux marginaux. Elles façonnent déjà le quotidien de millions de personnes, influençant ce qu’elles peuvent cultiver, ce qu’elles peuvent manger et leur capacité à rester sur leurs terres », a déclaré Mme Fouad. « Restaurer les terres est donc un investissement dans la paix, la résilience et la stabilité à long terme. Il est désormais essentiel d’aligner l’attention politique sur les financements et les partenariats nécessaires pour obtenir des résultats. »
L’ampleur du défi souligne l’urgence d’agir. On estime que 3,2 milliards de personnes vivent déjà dans des zones touchées par la dégradation des terres, ce qui accentue la pression sur les systèmes alimentaires, les moyens de subsistance et la stabilité sociale. Les efforts visant à mobiliser davantage d’investissements publics et privés en faveur de la nature et des écosystèmes s’inscrivent dans le cadre de la déclaration, qui réaffirme le rôle central de la CNULCD dans la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse à l’échelle mondiale, et identifie la 17e session de la Conférence des Parties (COP17) à la CNULCD, qui se tiendra en Mongolie en août 2026, comme une occasion clé de produire des résultats concrets.
Mme Fouad a souligné que la COP17 devra désormais permettre des avancées tangibles en matière de restauration des terres et de résilience à la sécheresse. Pour rappel, la CNULCD incarne la vision et la voix mondiales pour les terres. Elle rassemble les gouvernements, les scientifiques, les décideurs politiques, le secteur privé et les communautés autour d’une vision commune et d’une action mondiale visant à restaurer et à gérer les terres de la planète pour la durabilité de l’humanité et de la planète. C’est un traité international signé par 197 Parties.
Mmagaza
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC