On a appris lundi soir, le décès de Salim Djabir dans l’ile de Mohéli, suite à un malaise. C’était une des personnalités charismatiques de l’île, mais en même temps une figure nationale dans le monde sociopolitique. C’était une personnalité captivante quand il s’adonnait à son activité favorite à savoir, raconter l’histoire de notre pays.
Salim Djabir est né à Fomboni dans l’île de Mohéli le 15 août 1950. Il a débuté sa carrière professionnelle en tant qu’enseignant de l’école primaire publique de Fomboni. Il était membre fondateur de plusieurs partis dont le Parti Socialiste des Comores (Pasoco) ou encore Udjama (qui deviendra plus tard le Front Patriotique des Comores (Fpc).
Il a été tour à tour gouverneur (Muhafidhu), de Mohéli puis préfet de Mutsamudu à Anjouan, durant la période soilihiste. Au début du mandat du feu président Ahmed Abdallah Abderemane, Salim Djabir Salim est renommé gouverneur de l’île puis directeur régional de l’Office national d’importation et de commercialisation de riz (Onicor). Il est ensuite nommé greffier en chef au tribunal de première instance de Mohéli.
Sous le régime du feu président Mohamed Taki Abdoulkarim, il est élu député de la circonscription de la région de Djando et ses pairs l’ont élu président de l’Assemblée nationale.
En 2018 le président Azali l’a été nommé président des assises nationales.
Salim Djabir s’est consacré ces dernières années à la promotion de la paix et la cohésion sociale en étant porte-parole du collège des sages de Mohéli. Il fait aussi partie des opérateurs économiques (en agro-pastorale) de l’île de Djumbe Fatima. Il est un chercheur en histoire. Il était père de six enfants. Pour ses proches, Ba Hidaya est parti mais son enseignement d’homme de paix demeurera à jamais gravé dans les mémoires.
Mmagaza
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