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des Comores

Salon de l’Economie / Numérique De l’audace pour un numérique fiable

Salon de l’Economie / Numérique De l’audace pour un numérique fiable © : HZK-LGDC

La première édition du salon du numérique semble être une parfaite réussite. Pour l’UCCIA comme le ministère en charge de l’Economie Numérique, c’est l’heure de passer à l’action pour contribuer au PIB, bâtir des Comores numériques avec de l’audace. Ce fut aussi l’occasion pour les techniciens de parler des avantages et inconvénients du secteur, de la politique à mettre et de faire état des actions menées jusqu’ici en parlant des axes principaux de la politique numérique du pays.


L’Union des Chambres de Commerce, de l’Industrie en partenariat avec les chambres de commerce insulaires et le ministère en Charge de l’Economie Numérique ont ouvert dans la nuit de mardi 15 octobre au Retaj la première édition du salon de l’économie numérique. Quelques heures avant cette cérémonie officielle qui a vu la présence de plusieurs cadres du secteur des Tics, le salon a été ouvert avec au menu plusieurs stands sur les différents secteurs du numérique qui existent aux Comores et des conférences pour parler du domaine qui se veut être propulseur dans le développement du pays.

A l’heure de la cérémonie officielle, une large présentation de la politique sectorielle a été effectuée par Amina Abdallah. Pendant une dizaine de minutes, elle a fait état des objectifs, des textes, de la politique, des risques, des menaces, des projets et des résultats, des défis qui touchent le secteur et bien d’autres points importants. Une présentation qui a démontré que le secteur numérique est en parfaite évolution et se propulse en fonction du temps s’il ne se fait pas aussi vite que le temps en prenant en considération la période allant de 2005 à nos jours. Mise en place d’organes compétents, adoption de textes régissant le cadre légal, ouverture à la venue d’un deuxième opérateur, mise en place des mobiles Banking et Mobile Money, la liste est bien longue.

Des défis énormes

Pour ce qui est de la politique du secteur entre la période 2018 à 2028, les défis sont énormes mais pas impossibles car parmi les trois préoccupations mentionnées par Amina Abdallah, nous avons retenu deux. Il s’agit de l’évolution technique qui sera conforme aux normes internationales, contribuera à la réduction de la pauvreté et au processus du développement économique mais aussi l’amélioration de l’environnement règlementaire qui favoriserait l’implantation d’autres activités et d’autres secteurs.

Ce salon de l’économie numérique a été l’occasion pour faire un exposé sur l’avenir et l’ambition du secteur et cela depuis l’heure d’ouverture technique (les stands d’avant la cérémonie) à la cérémonie de fermeture. Parler des sept axes stratégiques, du e-commerce, de la cybercriminalité, de la protection des données personnelles, de la monnaie électronique, du développement des applications et contenus locaux, du capital humain et du secteur privé, la politique d’accès à l’universel et autres a été une façon de montrer qu’avec le numérique « on peut viser loin » et même « arriver au plus haut ».

Raison pour laquelle dans son allocution, faite via vidéo-projection, le ministre en charge de l’Economie Numérique, Jaffar Ben Said Ahmed, a fait mention d’un outil « accélérateur de croissance, de productivité et de compétitivité des entreprises ». « L’économie numérique c’est aussi la dématérialisation des services publics pour plus de souplesse, de transparence et d’accessibilité », soutient-il en mettant l’accent sur le rôle, de plus d’accessibilité aux services et à l’outil informatique, que doit jouer des espaces comme Co-Working Comor’Lab ou ComWork en suscitant l’innovation et l’ouverture au monde des TICs.

Pour le ministre, la porte à plus d’ouverture au numérique avec ce premier salon de l’Economie Numérique et comme thème « Le numérique à l’ère de l’émergence des Comores », est ouverte. Et il rappelle que « le développement de l’économie numérique véhicule donc les enjeux importants pour notre pays. L’Etat, les organisations et les entreprises, grandes ou petites, les collectivités territoriales, les élus locaux doivent s’engager à les relever ». Ahmed Ben Said Jaffar affirme que « bâtir les Comores numérique nécessite de l’audace. C’est à cette audace que nous sommes tous appelés ».

Contribuer au PIB

En sa qualité de principal organisateur de l’évènement, le président de l’UCCIA, Ahmed Ali Bazi a tiré la sonnette d’alarme. Ne manquant pas de rappeler et de saluer les avancées prises dans le secteur, il réaffirme que le numérique est « un catalyseur » pour le Plan Comores Emergent. « L’objectif spécifique est d’amener la contribution du numérique dans le PIB de 2,4% au double en 2030, soit 5% et fournir plus de 5.000 emplois directs », espère cet acteur du secteur privé.

Après une liste d’activités positives réalisées pour faire avancer le numérique que ça soit en texte ou en technique, Bazi regrette que les services et les entreprises soient « peu nombreux, peu développés », que « les contraintes subsistent », qu’il y ait « une faible diversité de l’offre », « un vide juridique sur les aspects de l’économie numérique », que « l’absence de synergie et de mutualisation des infrastructures » limite et affecte les communications aux Comores et qu’il n’y ait pas un éventail de formations de ressources humaines qualifiées et autres. De ce fait, il rappelle que ce salon « vise à promouvoir et à vulgariser le numérique au sein de la population, de la jeunesse et soutenir les efforts des décideurs ».

 

A.O Yazid

 


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