« Nous avons engagé plusieurs démarches préparatoires visant à assurer une représentation digne et structurée de notre pays. Des rencontres de concertation ont notamment été organisées avec les institutions et les structures susceptibles de contribuer à cette participation, parmi lesquelles l’UCCIA, l’ANPI, le projet Wamanga Wa Komor, la Banque centrale des Comores et d’autres établissements bancaires du pays, la SOGAK, la Poste des Comores et l’ACCI, entre autres », a déclaré Abdoussalam Issa, commissaire chargé de la Diaspora, lors d’un entretien accordé à la Gazette des Comores.
À quelques jours de la première édition du Salon des diasporas africaines, qui se tiendra du 4 au 5 décembre à Paris, notre quotidien a rencontré le directeur général du Commissariat général chargé de la Diaspora afin de faire le point sur les préparatifs de la participation de l’Union des Comores à cet événement. À cette occasion, Abdoussalam Issa a assuré que plusieurs démarches préparatoires avaient déjà été engagées afin de garantir une représentation digne et structurée du pays. Des rencontres de concertation ont ainsi été organisées avec différentes institutions et structures susceptibles de contribuer à cette participation. Il a souligné que la participation de l’Union des Comores à cette première édition du Salon fait l’objet d’une préparation concertée et inclusive, sous la coordination du Commissariat chargé de la Diaspora, en collaboration avec les institutions publiques et les partenaires concernés.
« Notre démarche consiste à construire une participation collective qui ne se limite pas à une simple présence institutionnelle, mais qui permette de présenter les potentialités des Comores, leur patrimoine culturel, leurs opportunités économiques et, surtout, les initiatives portées par nos compatriotes établis à l’étranger. Nous travaillons également sur les aspects organisationnels, techniques et communicationnels afin de garantir une visibilité optimale de la délégation comorienne avant, pendant et après l’événement », a précisé Abdoussalam Issa. Selon lui, les attentes liées à cet important rendez-vous sont à la fois institutionnelles, économiques, culturelles et stratégiques. Concrètement, plusieurs objectifs sont poursuivis : promouvoir les dispositifs d’accompagnement et de mobilisation de la diaspora à travers une offre de services adaptée, faire connaître les opportunités d’investissement aux Comores, encourager le transfert de compétences et d’expertises, valoriser les initiatives entrepreneuriales de la diaspora et, enfin, développer de nouveaux partenariats susceptibles de contribuer au développement socio-économique du pays.
« Au-delà de ces objectifs, nous souhaitons que cette première édition marque le début d’une dynamique durable de coopération entre les diasporas africaines. Notre ambition est de passer d’une diaspora principalement considérée comme une source de transferts financiers à une diaspora reconnue comme un véritable partenaire stratégique du développement national », a-t-il indiqué. Par ailleurs, le responsable a tenu à adresser un message de reconnaissance à l’ensemble des compatriotes établis à l’étranger pour leur contribution constante au développement du pays. Selon lui, leur engagement, leurs sacrifices, leurs compétences et leur attachement à la patrie constituent un capital précieux pour les Comores. « À l’occasion de cette première édition, j’invite particulièrement la diaspora comorienne à se mobiliser, à participer activement et à saisir cette opportunité pour faire connaître ses initiatives, partager ses expériences et proposer des solutions concrètes aux défis de développement de notre pays », a-t-il ajouté.
Il a également encouragé les jeunes diplômés, les entrepreneurs, les chercheurs, les professionnels ainsi que les associations à considérer cet événement comme un espace privilégié d’échanges, de réseautage et de construction de partenariats. Enfin, Abdoussalam Issa a souligné qu’une dynamique de concertation et de mobilisation était déjà engagée, tant au niveau national qu’au sein de la diaspora. « Au niveau national, nous travaillons en étroite collaboration avec les institutions publiques, les organisations professionnelles, les banques et les structures partenaires afin de construire une participation cohérente et représentative du pays. Nous accordons également une importance particulière à la mobilisation des associations et des organisations de la diaspora. À cet égard, les échanges avec les acteurs associatifs et les réseaux de la diaspora sont essentiels pour recueillir leurs propositions et favoriser leur implication. Le FORIM constitue notamment un partenaire important dans cette dynamique de mobilisation de la société civile », a conclu le commissaire chargé de la Diaspora.
Nassuf Ben Amad
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