La Gazette

des Comores

Sambi porte plainte contre Dhoulkamal, Msaidie et Djae

Sambi porte plainte contre Dhoulkamal, Msaidie et Djae © : HZK-LGDC

Deux semaines après la condamnation à la perpétuité de l’ancien président de la République Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, son avocat Me Jean-Gilles Halimi a déposé « plainte contre X du chef des infractions susvisées et tout autre chef que l’enquête diligentée permettra d’identifier ainsi que contre tout autre auteur de complice ou donneur d’ordres de ces infractions faits commis sur le territoire français à Paris et depuis non couvert par la prescription ».


Selon toujours ladite plainte, « le délit de subornation de témoin est intentionnel ». En effet, les échanges de SMS, les photos produites entre trois membres du gouvernement comorien et Bachar Kiwan permettent d’établir au plus haut sommet de l’Etat comorien, ces trois ministres interviennent au profit du chef. « C’est-à-dire, du chef de l’Etat monsieur le président de l’Union des Comores Azali Assoumani. Les dates reprises dans les conversations à SMs échangés établissent sa présence en Egypte à la Cop 27 et à Paris le 11 novembre. Par conséquent, l’élément intentionnel est caractérisé sur le fait que ces subornations avaient pour objet d’exercer une tentative d’escroquerie au jugement de Ahmed Abdallah Mohamed Sambi en bande organisée par le plus haut sommet de l’état comorien pour entrainer la condamnation d’un innocent, opposant de la politique du colonel Azali, président de l’Union des Comores, faits prévus et réprimés par les articles 313-1 et 313-2 du code pénal » lit-on dans ladite plainte. Une information que le gouvernement avait récusée, criant à des allégations montées de toutes pièces par Bachar Kiwan.

Rappelons que, lors du procès de l’ancien président tenu le 21 novembre dernier par la cour de sureté de l’Etat, dans un climat plutôt tendu, le prévenu a préféré claquer la porte que de se faire juger par « une cour illégale », et dont les conditions pour un procès équitable « ne sont pas réunies ». Une décision qui n’a pas empêché la cour de sureté de l’Etat de mener jusqu’à terme de ce que le bataillon d’avocats de Sambi qualifie d’un « procès jugé d’avance».

Pour mémoire, le président Sambi a été poursuivi pour « haute trahison, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, abus de fonction, forfaiture, corruption, concussion recel et complicité » dans l’affaire dite de citoyenneté économique, de vente de passeports comoriens à des familles de bédouins du Golfe, dont les fonds collectés à partir de 2008 sont destinés à financer des projets économiques d’envergure. L’homme d’affaires franco-syrien Bachar Kiwan avait joué un rôle central en tant qu’intermédiaire entre les autorités de certains pays du Golfe et l’Etat comorien.  

Andjouza Abouheir

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.