La Commission de l’océan Indien (COI) a organisé les 28 février et 1er mars la première réunion du Comité de pilotage de la phase 3 du projet de veille sanitaire (RSIE 3). La réunion a vu la participation d’une quarantaine de représentants des Etats membres et du réseau régional de surveillance épidémiologique et gestion des alertes (SEGA-One Health) ainsi que le partenaire technique et financier du projet, l’Agence Française de Développement (AFD).
Une quarantaine de représentants des Etats membres et du réseau régional de surveillance épidémiologique et gestion des alertes (SEGA-One Health) ainsi que l’Agence Française de Développement (AFD), le partenaire technique et financier du projet ont participé à la première réunion du Comité de pilotage de la phase 3 du projet de veille sanitaire (RSIE 3), qui étendra ses activités jusqu’en 2023. Selon un communiqué de la COI, l’atelier a permis « une réaffirmation de leur implication dans le domaine de la santé publique, en matière de surveillance et de riposte aux épidémies, au niveau régional ». De son côté l’AFD a renouvelé sa coopération en accordant un financement de 8 millions d’euros pour la troisième phase du projet. « Un partenariat solide, expression d’une confiance mutuelle qui s’approfondit depuis dix ans », souligne Mme Koulthoum Djamadar, chargée de mission au sein de la COI.
Le projet RSIE 3, à travers lequel la COI réaffirme son engagement pour aider à assurer la protection de la population et l’économie de ses Etats membres, a pour objectif de consolider et pérenniser le réseau SEGA-One Health, institutionnalisé le 1er mars 2017 par la charte signée par les ministres membres du Conseil de la COI, et de renforcer son unité de veille sanitaire. Bénéficiant de l’expertise d’une nouvelle équipe multidisciplinaire, le projet RSIE 3 vise à fédérer les Etats membres autour de la problématique de la santé publique, face à la “réalité d’un destin commun, avec la santé comme une des priorités sectorielles”, comme l’a mentionné M. Marc Dubernet, directeur du bureau régional océan Indien de l’AFD.
Ce projet tient toutefois compte des spécificités de chaque Etat membre. Dans cette optique, plusieurs missions de terrain ont été organisées en janvier 2019 afin de recueillir les besoins de chaque Etat membre et d’identifier les axes prioritaires. Ces informations ont été partagées lors de ces deux jours d’atelier afin de garantir une adéquation entre les activités du programme et les réalités de terrain. Une approche participative saluée par le ministère de la Santé de la République de Maurice, représenté par le Dr Vasantrao Gujadhur, directeur des Health Services. La vulnérabilité particulière de la région indianocéanique, soulignée par Mme Koulthoum Djamadar, implique une prise en considération de l’impact du changement climatique et des catastrophes naturelles sur la santé et les risques épidémiologiques. Un lien entre climat et santé qui appelle à une amélioration de la prévention et de l’état de préparation des pays, y compris la mise en place de systèmes de santé capables de s’adapter aux changements climatiques et de devenir plus résilients.
Nassuf Ben Amad
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