La Gazette

des Comores

Sciences / Dr Abdoul Oubeidillah, devient membre du Groupe Consultatif Africain pour la Science et les Technologies

Sciences / Dr Abdoul Oubeidillah, devient membre du Groupe Consultatif Africain pour la Science et les Technologies © : HZK-LGDC

Par une note en date du 07 octobre dernier, l'Union Africaine a officialisé, le Groupe Consultatif Africain pour la science et les technologies, qui a été mis en place au mois de Mai 2019. Parmi ses 15 membres, on trouve le Dr Abdoul Oubeidillah, un comorien, Professeur-assistant à l'université du Texas et ancien chercheur au Oack Ridge National Laboratory.


Après avoir obtenu son Baccalauréat d’Études Secondaire, série C, au Lycée Said Mohamed Cheick de Moroni, Oubeidillah est parti aux États-Unis d’Amérique où il a obtenu en l’an 2000, son diplôme en Génie Électrique, option télécommunications de l’Université d’État de Minnesota, située à Mankato. Ensuite, il a passé plusieurs années au Canada et il est retourné aux Comores en 2006, où il est devenu consultant auprès de l’armée Américaine pour les affaires civiles, notamment dans les projets de construction d’écoles aux Comores et en même temps Coordinateur Nationale du projet Appui Technologique aux Éducateurs et Communautés (ATEC) financé par l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID).

 

C’est pendant cette période, que les problèmes liés aux ressources en eau aux Comores l’interpellent et il décide de retourner en mi 2007 sur les bancs de l’école aux USA où il a obtenu ensuite son Masters de l’Université du Wyoming et son Doctorat de l’Université du Tennessee, tous les deux en Génie Civile et Environnementale, avec une spécialité sur les ressources en eau. Ses travaux portent sur l’hydroclimatologie, la modélisation hydrologique et hydraulique et l’impact des changements climatiques sur les ressources en eau.

 

Le Dr Oubeidillah, originaire de Chouani à Ngazidja, n’est pas vraiment un inconnu dans le monde scientifique dans les domaines de l’eau et la gestion des risques de catastrophes dans notre pays. Il a publié un certain nombre d’études sur ces questions en rapport avec notre contexte national.

 

Pour rappel, il était ici en tant que facilitateur d’un atelier francophone d’échange et de formation sur la prévention et la gestion des catastrophes naturelles qui a eu lieu du 23 au 26 mai 2018 à l’hôtel Retaj. Cet atelier avait réuni une cinquantaine d’experts en charge des catastrophes naturelles, principalement issus des petits états insulaires de l’océan Indien, ainsi que les représentants des partenaires au développement (Union africaine, Banque africaine de développement, Croix Rouge,…).

 

Ces participants avaient pris part aux discussions et échanges des différentes sessions et travaux de groupe qui ont été programmés en vue d’élaborer les grandes lignes d’un plan d’action commun sur les catastrophes naturelles en faveur des pays francophones, notamment en faveur des pays insulaires les plus vulnérables.

 

Pour la petite histoire, on dit qu’après ses études, il était venu pour travailler à Comorestelecom car au départ c’était un informaticien. Déçu par l’accueil qu’il a reçu, il est reparti sur des nouvelles bases. Ne dit-on pas que » nul n’est prophète en son pays» ?

 

Mmagaza

 


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