La Gazette

des Comores

Selon Bastoine Souleyman, « Anjouan va mieux » !

Selon Bastoine Souleyman, « Anjouan va mieux » ! © : HZK-LGDC

L’inspecteur général des services judiciaires, Bastoine Souleyman se trouvait à Anjouan depuis le 27 novembre dernier pour s’imprégner de la situation que traverse l’appareil judiciaire de l’île. Selon lui, l’appareil judiciaire se porte à merveille à Anjouan.


En mission à Anjouan depuis le 27 novembre dernier pour s’imprégner de la situation que traverse l’appareil judiciaire de l’ile, l’inspecteur général des services judiciaires, Bastoine Souleyman, montre que les conclusions tirées sont « rassurantes ». « L’appareil judiciaire anjouanais a la volonté de mieux faire, malgré l’influence politique du sommet », dit-il et précise que « seuls, lui, le ministre de la justice, les procureurs généraux et leurs substituts ainsi que les procureurs de la République ont droit de se mêler des affaires de la justice ». Pour plus de transparence et contre la lenteur de notre justice, l’inspecteur estime qu’après 13 mois (fin de la formation des magistrats recrutés par concours, ndlr), ce souci aura une solution.

 

Monsieur Bastoine s’interroge sur le comment, un magistrat peut s’acheter une voiture de 21 millions de francs en quelques mois. Il a taclé aussi le fait que des banques saisissent et vendent des biens avec la complicité de certains magistrats minoritaires. « Tout cela, c’est  injuste », lance-t-il. Avant de s’envoler vers Mohéli ce mercredi 15 décembre, il a fait un constat controversé sur l’inspection faite à Anjouan. « L’appareil judiciaire anjouanais va mieux », insiste-t-il. Et selon lui, il y’a trop d’influence. « Les personnes mal barrées qui mettent la pression aux magistrats et qui forment le club de corrupteurs, corrompus et complices, sont les premiers qui chantent publiquement que la justice comorienne est pourrie », indique-t-il.

 

Il est revenu sur l’expression Daula Yahaki. Il a montré que « rien n’est possible, si la justice ne cherche pas à se remodeler ». A noter que d’ici janvier 2022, les dossiers de trois parquets seront suivis de près et la méritocratie sera la règle. « On va primer et/ou sanctionner des juges selon le travail fourni » poursuit l’inspecteur, avant de rêver grand sur « la prochaine numérisation des parquets pour faciliter le suivi rapide des dossiers qui s’accumulent dans les tribunaux des trois îles ».

Nabil Jaffar

  


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