Pour clôturer la semaine de la sécurité routière, une caravane de sensibilisation a été organisée dans la capitale avec la participation d’une quarantaine de motards. Plusieurs témoignages poignants ont été faits par les usagers.
Lancé depuis une semaine, soit du 10 au 15 juin 202, la Semaine de la sécurité routière, est clôturée depuis le mardi 15 juin dernier. En effet, des caravanes ont été effectuées dans différentes localités dans l’ensemble de l’archipel par des éléments de la brigade routière de la gendarmerie nationale pour mieux sensibiliser les motards, les chauffeurs, les écoles, les syndicats des chauffeurs ainsi que la population sur le danger de l’excès de vitesse et de la circulation. L’accent a été porté sur les motards qui sont très exposés aux accidents de la circulation. D’où l’idée des équipements de protection pour prévenir les risques spécifiques des deux roues.
Au boulevard de l’Europe, le capitaine Taoufik a expliqué la nécessité d’une telle sensibilisation. « Il est important que le motard porte son casque, que le chauffeur mette sa ceinture, contrôle sa vitesse en agglomération pour que si jamais le danger surgisse les dégâts soient moins graves. Eviter de conduire en utilisant le téléphone, qui est un objet de distraction, etc », souligne le capitaine Taoufik.
Quant à la conseillère chargée de la sécurité routière auprès du bureau pays de l’OMS, Dr Hissani Abdou Bacar, elle a salué l’engagement de tous les acteurs impliqués dans la sécurité routière. Elle a insisté sur la nécessité de continuer la sensibilisation tous les jours pour une meilleure adhésion de tous les usagers de la route. Cette cérémonie a été riche également en émotion et en témoignage. Certains usagers des motos et parents ont témoigné pour mieux sensibiliser la population.
« En 1990, j’ai perdu mon bras gauche dans un accident de voiture. Le conducteur roulait à très grande vitesse et il a raté un virage. Plusieurs passagers et moi avions gardé des séquelles à vie, tandis que d’autres ne sont plus de ce monde. J’ai perdu mon travail et j’ai eu plusieurs années de chômage. Imaginez la vie des membres de ma famille qui dépendaient de mon travail. Depuis, tout a changé pour nous », a témoigné avec des trémolos Hassan Ahmed, résident de Mbéni. Gaston, célèbre motard, affirme avoir perdu des frères sur la route. « J’ai pris conscience de l’importance du casque de sécurité et de la responsabilité qui nous revient à tous pour protéger et sauver des vies, la nôtre et celles des autres usagers ».
Pour rappel, les statistiques de la gendarmerie nationale montrent une légère baisse des accidents de la circulation en 2020. Au total, 236 accidents ont été enregistrés courant l’année 2020, contre 255 en 2019. 23 ont été mortels, 199 corporels et 14 matériels. La tranche d’âge de 20 à 29 ans est la plus impliquée dans ces accidents selon toujours la gendarmerie. « Au cours de ce premier trimestre de 2021, 61 accidents ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national dont 6 mortels, 53 corporels et 2 matériels ».
« La semaine de la sécurité routière contribue également à mieux sensibiliser les citoyens sur la sécurité routière en ciblant les problèmes liés à la drogue, à l’alcool et à l’excès de vitesse. Les services de la brigade routière travaillent d’arrache-pied, pendant toute l’année », a fait savoir le commandant Ramadani Mdahoma qui espère compter sur l’appui du Système des Nations-Unies notamment l’OMS et bien d’autres partenaires pour régler, de la manière la plus pragmatique, l’insécurité routière par le renforcement des capacités opérationnelles des agents de la gendarmerie et la dotation de services par des équipements.
Andjouza Abouheir
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