La Gazette

des Comores

Sensibilisation sur les violences faites aux femmes « Ne touche pas à mon corps, il m'appartient »

Sensibilisation sur les violences faites aux femmes « Ne touche pas à mon corps, il m'appartient » © : HZK-LGDC

16 jours d’activités sont programmés, comme chaque année, par l’ONG Hifadhu dans l’ensemble du territoire comorien. Après Ndzouani, Mme Sitti Attoumane, la présidente par intérim avec son équipe se trouvait ce vendredi à l’université des Comores et d’autres établissements scolaires pour sensibiliser et prévenir sur la violence faite aux femmes.


C’est dans le site universitaire de Fomboni que l'ONG Hifadhu a débuté vendredi leur campagne de sensibilisation contre la violence faite aux femmes. C’est pour prévenir ces étudiants de toutes formes de violence qui pourraient être faites à l'égard des femmes. 16 jours d'activités sont programmés par l'ONG Hifadhu sur l’ensemble du territoire national pour conscientiser les enfants et adolescents sous le slogan "stop à la violence, ne touche pas à mon corps il m'appartient" contre ces agressions et violences faites aux femmes. Un programme qui rentre dans la célébration de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes célébrées le 25 novembre dernier.

 « Les enfants en ont besoin. Ils ont envie d'avoir les outils malgré le manque de sensibilisation », constate Elarif Minihadj, le chargé de communication et des activités sur le terrain. Ces étudiants, selon lui ignorent même les textes qui les protègent. «Nous aurions souhaité l'appui des partenaires sur le terrain », sollicite-t-il. Après l’université, direction à l'école privée Nouria School pour réveiller ses des élèves sur les dangers liés à violence. Et dans l’après-midi de cette même journée, c’était le tour de l'école primaire publique de Mboingoma.

C’était l'occasion pour les élèves de ces écoles de poser des questions aux responsables de cette ONG. L’on constatera que beaucoup d'élèves ignorent même les types d’agressions. « Je croyais que quand on parle de violence, il s'agit tout simplement d’avoir involontairement eu de rapport sexuel », disaient certains.

« Grâce aux multiples sensibilisations que nous effectuons avec d'autres ONGs qui militent pour le mêmes combat, la situation semble s’être un peu améliorée même si c’est minime parce que les enfants commencent à comprendre », montre Faissoil Abderrahmane, coordinateur d'activité de l'ONG Hifadhu. « Ces derniers temps, on reçoit de plus en plus de plaintes de la part des filles qui sont harcelées dans leurs ménages mais aussi dans leurs milieux scolaires », indique-t-il. Et de poursuivre que : « Pour aller plus de l'avant, l'ONG Hifadhu a engagé des juges ainsi que des avocats pour défendre les intérêts des filles, en cas de violence ». L’ONG Hifadhu a jusqu'au 10 décembre pour sillonner le territoire comorien.

Riwad

 


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