Rien ou presque ne semble pouvoir arrêter la machine de guerre israélienne. Au-delà des simples condamnations de principes, les occidentaux restent impuissants à moins d’être passifs face à la situation catastrophique que vit la population de Gaza sous les bombes de l’Etat hébreu depuis bientôt deux ans. Alors qu’aucun édifice ne tient debout dans l’enclave palestinien, Tsahal continue son travail de destruction, cette fois en visant les lieux de distribution de l’aide humanitaire qu’Israël lui-même organise. Et pendant ce temps, des gens et des enfants meurent de malnutrition, les organisations humanitaires en ont compté plus d’un millier en 15 jours.
Lors de notre entretien avec l’Ambassadeur de Russie à Moroni avec résidence à Antananarivo, ce dernier était revenu sur la situation à Gaza en dénonçant une violation du droit internationale par Israël. « Nous condamnons les actions israéliennes menées en violation de la Charte des Nations Unies et du droit international. » L’Ambassadeur Andreev avait évoqué les initiatives de son pays pour relancer le processus de négociation entre palestiniens et israéliens : « La Russie avait pris l'initiative d’organiser une réunion consultative entre la Russie, la Ligue des États arabes et un groupe d'États régionaux activement impliqués dans le dossier du règlement de la crise du Moyen-Orient. L'objectif de cette proposition est de donner une impulsion à la mise en œuvre des décisions internationales adoptées précédemment dans ce domaine, notamment les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies et de l'Assemblée générale des Nations Unies, l'initiative arabe de paix, les « principes de Madrid », y compris «la terre contre la paix », et la « formule des deux États. »
Et l’Ambassadeur d’affirmer la position Russe dans cette affaire. « Notre position est cohérente et n'est pas sujette à des changements conjoncturels », et selon lui « La tâche prioritaire de la communauté internationale aujourd'hui est d'arrêter l'effusion de sang, de minimiser les dommages causés à la population civile. » Une façon pour l’Ambassadeur de mettre devant leurs responsabilités les occidentaux, que les Russes accusent d’avoir une vision à géométrie variable, sur les questions de relations internationales. « Les pays occidentaux continuent de poursuivre des politiques qui ne visent qu’à garantir et à défendre leurs intérêts. D'où l'émergence d'une politique de deux poids, deux mesures et l’idée ouvertement promue selon laquelle « ce qui est acceptable pour les Occidentaux, ne l'est pas pour les autres. »
Imtiyaz
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