Des employés du projet du Fonds d’Abou Dhabi pour le développement à l’appui au secteur de l’électricité aux Comores se sont exprimés devant la presse le samedi 12 octobre dernier dans leur siège. Pris de rage, les conférenciers ont montré leur mécontentement face au retard accumulé pour leur salaire depuis le mois de janvier 2018. Ces derniers mettent en cause le coordinateur du projet, Ahmed Youssouf.
Des agents employés du projet du Fonds Abu Dhabi pour le développement à l’appui au secteur de l’électricité sortent leurs griffes. Devant la presse, une dizaine d’employés pris de colère accusent le coordinateur du projet, Ahmed Youssouf et le directeur de la Sonelec. « Récemment notre coordinateur du projet Ahmed Youssouf a fait une intervention sur Comor info. Il a fait état sur la situation de ses employés particulièrement le problème de nos salaires », annonce d’emblée Fardine Mouigni, Informaticien et chargé du suivi du projet. Ce dernier ne mâche pas ses mots et montre qu’après cette déclaration du coordinateur dudit projet, un agent de la SONELEC a tenu des propos contradictoires à ceux du coordinateur. « Après ces déclarations contradictoires, on a compris que le torchon brûle entre le coordinateur et le directeur de Sonelec », signale Fardine Mouigni.
Fardine annonce qu’à l’origine de ces arriérés de salaire, « c’est le conflit entre le directeur général de Sonelec et le coordinateur du projet ». Mais poursuit-il, « comme dirait les comoriens quand deux bœufs entrent en combat, c’est l’herbe qui subit les coups » en les appelant à « enterrer leur hache de guerre et trouver une solution pour régulariser la situation ». « Le bénéficiaire de ce projet du Fonds Abu Dhabi est la Ma Mwé, devenu aujourd’hui Sonelec et l’unité de gestion est assurée sous la coordination d’Ahmed Youssouf », rappelle-t-il.
En porte parole des agents, Fardine précise que le mémorandum de ce projet a spécifié que l’envoi des fonds de l’unité de gestion seront se fera via Sonelec. Ce qui laisse supposer que ces fonds devront servir notamment pour payer à l’ensemble de l’équipe qui travaille pour ce projet. « Mais ce n’est pas le cas. Et depuis le mois de janvier de l’année dernière on n’a pas touché nos salaires », regrette-t-il en précisant que s’ils ne se sont pas rendus à la Sonelec pour réclamer leur du, c’est par respect de la hiérarchie signalée dans le mémorandum.
« Nous sommes les victimes dans cette histoire. Nous somme des responsables de familles, nous avons des personnes à nourrir et nous ne faisons pas de la mendicité. Nous ne faisons que réclamer nos droits », disent-ils. L’ensemble des conférenciers lance un cri d’alarme auprès du ministre des Finances, du Budget et du ministre de l’Economie et de l’Energie pour qu’une solution soit trouvée. Aux deux concernés, ils appellent à plus de retenue et de responsabilité.
Nasssuf Ben Amad
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