Les agents de la Caisse de Retraite des Comores s’indignent. Des pratiques qui perdurent selon eux et qui les a poussés à réagir. Selon eux, il est temps que tout change au sein de l’institution et ils dénoncent sa mauvaise gestion. Ils citent entre autre des contrats fictifs, des recrutements abusifs et villageois et d’autres pratiques qui ne correspondent pas aux missions de l’institution mais que cette dernière se permet.
Recrutements abusifs, contrats fantaisistes, prestations de sociétés fictives… la liste est longue. Des faits contestés et rejetés par des agents de la Caisse de Retraite des Comores. Sous anonymat, une source fiable nous explique que la directrice générale de l’institution « fait ce qu’elle veut » dans l’institution. « Comment pouvez-vous comprendre que même sa voiture de fonction est utilisé par son mari (Ndlr : Maoulana Charif, Vice-Président de l’Assemblée) », lance un haut cadre de l’institution. Ce dernier se demande jusqu’où compte-t-elle aller. D’autres sources toujours sous couvert de l’anonymat s’indignent de ces pratiques et vont jusqu’à déclarer que « c’est choquant et on ne peut pas cautionner de tels actes ».
Selon cette même source, la gérante de l’institution roule avec la voiture de service à défaut de la sienne. « Que faire face à des responsables comme elle ? », se questionne notre interlocuteur. Comparée à son prédécesseur, Abdillah Mzé Mouigni qui avait recruté quatre (4) agents durant plus de six (6) ans à la tête de l’institution, Charif Assiata aurait embauché au bout de deux (2) ans, dix (10) agents issus en majeur partie de sa région et de son village soit huit (8) au total. Ce dernier a présenté un document qui selon lui porte l’affectation d’une entreprise prestataire fictive. Une entreprise qui selon notre source est recrutée pour différentes consultations notamment une consultation sur le rétroplanning budgétaire et sur le plan de fonctionnement de la Caisse de retraite et une assistance technique dans le suivi du plan de communication. Notre source affirme que l’agent comptable a refusé de payer les factures à défaut de preuves attestant le service fait des prestations de celle-ci.
Sans mâcher ses mots, notre source a cité les indemnités perçues par la gérante de la Caisse de retraite. « Il y’a un décret signé à l’époque de Taki qui a fixé les salaires des directeurs généraux et les indemnités qui ne doivent pas dépassées 50% du salaire. Avec 200 milles d’indemnités de logement et 175 milles d’indemnités de fonction, la directrice perçoit plus de 50% de ses indemnités, ce qui est contraire aux textes en vigueur », nous a-t-il lancé. En outre, notre source affirme que pendant six (6) mois, la directrice générale n’a pas reçu ces indemnités car « bloquées par l’agent comptable de la société ». « Ce n’est pas comme ça que ça se passe et il faut que ça change », a-t-il conclu tout confiant.
A.O Yazid
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