Dans le cadre de leurs activités, l’ASCOBEF a organisé hier jeudi une assise journalière pour redynamiser la plateforme de la lutte contre la violence basée sur le genre. Cette réunion a pour but de trouver un accord sur les nouveaux membres de cette organisation.
L’ASCOBEF (Association comorienne pour le bien être de la famille) a tenu une réunion de réflexion jeudi 5 décembre pour voir comment redynamiser la plateforme nationale de lutte contre les violences basées sur le genre (VBF). Cette réunion a rassemblé plusieurs acteurs associatifs et gouvernementaux. L’on peut citer Subuti Wambé ou encore Mwana Tsi Wamdzima d’un coté, des membres de l’ASCOBEF, député Hadjira Oumouri, la commission des droits de l’Homme, UNFPA... d’un autre.
Le président de l’ASCOBEF a saisi cette opportunité pour remercier les organisateurs de cet événement tout en rappelant la décision du ministre de la justice Mohamed Houssein concernant la mise en liberté des violeurs qui n’ont pas purgé la totalité de leur peine. « Je tiens à remercier les organisateurs de cette réunion qui pour moi, m’est importante et j’en profite pour vous annoncer que nous avons reçu un engagement ferme émanant du ministre de la justice sur une garantie de l’incarcération effective des violeurs », devait se réjouir Alaoui Ismaël.
L’ASCOBEF, jugeant le caractère urgent et l’importance de cette plateforme, a opté pour la réalisation de cette rencontre qui demande l’adhésion d’autres partenaires associatifs ainsi que des partenaires influents pour sa redynamisation. A titre de rappel, après le passage du cyclone Kenneth, l’UNFPA avait proposé une activité focalisée sur la relance de l’organisation de la plateforme de lutte contre les violences basées sur le genre mais pour des multiples contraintes, cette activité n’a pu aboutir.
Des questions relevant de la protection du genre ont fait le tour de cette rencontre dans le but de trouver une solution et d’élire le nouveau bureau pour la mise en application de leurs plan d’action stratégique pour mener à bien ce combat. Pour la députée Hadjira Oumouri, « l’heure est grave et il est temps de déployer les forces nécessaires pour la lutte contre ce fléau qui touche toute la société ».
« Nous qui sommes là, nous pouvons nous mettre d’accord pour constituer cette plateforme, car aujourd’hui l’heure est grave et on doit tout faire pour mettre en pratique des actions contre ce fléau », a-t-elle interpellé. Il est à noter également que parmi les résultats attendus de cette réunion un protocole d’accord doit être ratifié par les associations qui seront intéressées mais également un plan d’actions commun sur les diverses activités du droit à la santé sexuelle et reproductive (DSSR) y compris les questions du genre.
Andjouza Abouheir
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