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Société / Violence faite aux femmes, un chiffre en progression

Société /  Violence faite aux femmes, un chiffre en progression © : HZK-LGDC

La violence faite aux femmes ne cesse d’augmenter au fil des années. Selon l’enquête EDC-MICS 2012, près de 17% des femmes ont subi au moins un épisode de violence depuis l’âge de 15 ans ou ont été victimes de violences physiques ou sexuelles à un moment de leur vie. Ainsi l’UNFPA soutient et accompagne l’Union des Comores sous différentes formes afin d’éradiquer ce fléau.


« Les cas de violence physique, morale, sexuelle et économique sont en progression tous les ans », a déclaré Rahamatou Ghoulam, présidente de l’ONG Hifadhui. Ces propos viennent après la publication du rapport de l’enquête EDS-MICS de 2012 qui confirme que « la violence à l’égard des femmes est un problème répandu » mais que son ampleur est mal connue car « elle est réprimée pour des raisons sociales ou religieuses ». Selon l’enquête EDC-MICS 2012, près de 17% des femmes ont subi au moins un épisode de violence depuis l’âge de 15 ans ou ont été victimes de violences physiques ou sexuelles à un moment de leur vie. Dans le même rapport, il est écrit que « les femmes résidant dans les zones urbaines sont plus exposées à la violence physique que celles qui vivent dans les zones rurales avec respectivement 15% et 14 % de prévalence ». « Les femmes résidant dans la capitale en particulier sont plus exposées à la violence que celle vivant dans d’autres villes, avec un taux de prévalence de 24%, contre une moyenne nationale de 14% », précise le rapport de 2012.

 

Ici, on précise que les femmes peuvent-être battues, violées, victimes de discrimination, d’exploitation au sein de leur cellule familiale et de harcèlement au travail. Le rapport précise qu’environ 11% des femmes âgées de 15 à 49 ans ont été victimes de violence physique, près de 3%victimes de violence sexuelle et un peu plus de 3% avaient subi des violences sexuelles et physiques. Trouver des solutions, lutter contre ce fléau et protéger les femmes qui victimes de tout type de violences est une inquiétude pour une partie de la société civile.

 

Ainsi, l’UNFPA soutient et accompagne l’Union des Comores sous différentes formes à travers le Commissariat National de la Solidarité, de la Protection Sociale et de la Promotion du Genre et des organisations de la Société civile. Rahamatou Ghoulam a salué l’apport de la mission onusienne qui, affirme-t-elle « a aidé à mettre en place la plateforme nationale de lutte contre la violence sexiste et d’autres actions ». « Nous prenons des mesures sur le terrain et nous recevons des demandes d’aide de la part des femmes ayant survécu à cette forme de violence », avait-elle déclaré.

 

Afin d’aider ces femmes à mieux se libérer, Hifadhui les accompagne dans des procédures juridiques pour obtenir réparation et a mis en place un numéro vert pour les inviter à rompre le silence et à traduire leurs agresseurs en justice. Toutefois, l’ONG regrette le retard que prend le traitement des dossiers. « Nous déplorons la lenteur de la justice pour celles qui cherchent à obtenir réparation pour ces actes et nous appelons nos partenaires à nous aider à mettre fin à ce fléau », conclut-elle.

 

A.O Yazid

 


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