Le directeur général de la Société Comorienne des Hydrocarbures (SCH) a fait le bilan des activités de l’année 2017 et annoncé les perspectives pour 2018. Mohamed Chatur a parlé de 39 milliards de chiffre d’affaires en 2017 et une contribution de 14 milliards au budget de l’Etat.
Le directeur général de la Société Comorienne des Hydrocarbures (SCH) a reçu la presse hier jeudi pour présenter le bilan des activités de l’année écoulée et les perspectives pour l’année en cours. Qualifiant sa société de poumon de l’économie du pays, le patron de la SCH se félicite des mesures mises en place pour assurer de manière régulière l’approvisionnement en produits pétroliers dans le pays. « Depuis que je suis là en Juin 2016, le pays n’a pas connu de pénurie. Et c’est une bonne chose », déclare Mohamed Chatur, avant de préciser « on a eu une seule journée de queue pour le gasoil, causé par un mauvais temps qui empêchait le bateau de rentrer au port ».
Pour 2017, la société des hydrocarbures a fait un chiffre d’affaires de 39 milliards contre 35 milliards en 2015 et 33 milliards en 2013. Il a participé au budget de l’Etat pour l’exercice 2017 à hauteur de 14,5 milliards de FC. « C’est une performance historique », s’exclame-t-il. Il a toutefois reconnu un manque à gagner de plus de 13 milliards de nos francs depuis la baisse des prix des produits pétroliers aux Comores de juin 2016 jusqu’au 31 décembre 2017.
Pour cette année 2018, la direction de la SCH met le paquet sur l’augmentation des capacités de stockage. Des travaux de réparation de deux citernes à Anjouan, la construction de 4 citernes à Mohéli et une citerne à Ngazidja sont initiés pour donner plus d’autonomie au pays. L’entreprise publique vise 11 750 m3 à Ngazidja, 7600 m3 à Anjouan et 900 m3 à Mohéli. « Aujourd’hui, nous avons une capacité pouvant tenir 40 jours seulement et c’est encore trop bas. C’est pourquoi nous avons lancés tous ces chantiers. Et une fois qu’elles seront opérationnelles, nous arriverons à tenir plus de 3 mois sans inquiétude », avance Mohamed Chatur.
A Ngazidja, la construction d’une grande citerne avait attiré l’attention de l’opinion publique. Il était lancé avant l’arrivée du DG actuel et devraient être opérationnelle en Aout 2016. Mais la société n’a pas pu finir le travail. « On devrait commencer à l’utiliser depuis Aout 2016 mais la société qu’il la construisait est partie sans la finir et pourtant, elle était payée à 85% », dit-il.
D’autres travaux sur la même citerne ont commencé en 2017 avec une autre société. « Nous avons fait un appel d’offre pour sa reconstruction. Ils étaient obligés de tout détruire. Maintenant, il commence par le haut vers le bas et le travail évolue très bien», ajoute le patron de la SCH. Aujourd’hui, la société veut se tourner vers la commercialisation d’autres produits pour améliorer son chiffre d’affaires.
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