La Gazette

des Comores

Société : Moroni à l’afflux des marchands

Société : Moroni à l’afflux des marchands © : HZK-LGDC

Comme à l’accoutumée, les marché de la capitale sont pris d’assaut par les marchands en cette période de ramadan. Contrairement aux autres années où l’ambiance débute vers les quinze derniers jours du mois, cette année, elle semble être en plein temps. Venus des quatre coins de l’île, les acheteurs se mélangent aux voitures qui empruntent les routes des marchés et aux bruits des vendeurs. De Volo-Volo au petit marché de Moroni en passant par le marché Grimaldi, le constat est le même.


Une semaine depuis le début du ramadan, Moroni est pris d’assaut par les marchands. Les différents marchés de la capitale sont pleins à craquer. Au marché du Sud comme à Volo-Volo, voitures, vendeurs et acheteurs se mélangent aux marchandises. L’annonce des prix chantonne des quatre coins. Tout semble prêt pour la Ide. Hélas, ce n’est que le début du mois sacré. Produits cosmétiques, nourriture, habilles et chaussures, les acheteurs se procurent selon leur choix et leur désir. Rencontrée dans les lieux du marché Grimaldi, Hadidja Abdou dit être venue du Nord de Ngazidja pour se procurer des appareils électroménagers. « Tout est cher », s’écrie-t-elle avant d’avouer avoir marché de Volo-Volo à Grimaldi. « Les bouchons sont si énormes que j’ai hésité entre prendre un taxi ou venir à pied. Mais finalement, je me suis retrouvée ici en marchant », confie-t-elle.

 

Au marché du Sud, l’ambiance est la même qu’à la fin du mois. Positionné le long du marché, les vendeurs attirent, en clamant les prix et les produits, le nombre de clients qui passent. Abdou Houmadi, vendeur de châle et boubou pour femmes regrette que cette année les clients ne soient pas nombreux. « Vous savez que même si les clients passent mais avec la crise qui sévit, on ne vend rien. Il y’a aussi la catastrophe du cyclone qui a fait que les acheteurs se focalisent sur la reconstruction de leur demeure », avance-t-il avant de constater que le gouvernement a aussi prélevé une ponction de 10% sur les salaires des fonctionnaires ce qui selon lui « risque de réduire le chiffre d’affaires de cette année ».

 

A Volo-Volo, les passants et marchands se disputent les prix des denrées de première nécessité. Les ménages clament à la hausse des prix. « De la manière où ces marchands vendent les denrées, on ne peut pas se nourrir. Imaginez avec une famille de 3 ou 4 personnes. Tout est cher », vocifère Maman Hakim qui dit ne pas comprendre la décision du ministère de l’Intérieur sur le contrôle et le respect des prix dans les marchés par la gendarmerie. Côté ambiance, Maman Hakim dit qu’elle a l’impression de vivre les dix derniers jours du mois. « Il y’a de l’ambiance. Même les vendeurs d’encens, ceux qui ne viennent qu’à la fin du mois, y sont déjà », nous lance-t-elle sourire aux lèvres. Sur les routes, dans les supermarchés et dans les marchés, le rythme est le même. Dans l’espoir de finir le ramadan dans les meilleures conditions, Maman Hakim appelle les responsables notamment la mairie, le ministère de l’intérieur et tous les vendeurs à proposer des prix qui correspondent à la population comme le font tous les pays musulmans en cette période de ramadan.

 

 A.O Yazid

 


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