Les denrées alimentaires importées de Tanzanie par Allaoui Toihirdine, dont des pastèques sont bloquées à la douane de Moroni, par l’inspecteur Maoulida de l’INRAPE. Ces denrées alimentaires seraient impropres à la consommation, dit-on. Mais l’importateur conteste cette mesure en brandissant une note délivrée par l’INRAPE qui l’autorise d’importer des produits alimentaires en Tanzanie. Il précise que ce n’est pas la première fois. « Dernièrement c’était 79 litres de miel et aujourd’hui ces sont les pastèques ».
Devant les medias le 16 octobre au port de Moroni, Allaoui Toihirdine a exprimé son mécontentement contre Maoulida, inspecteur de l’INRAPE en démontrant que la direction de cet organisme de contrôle était au courant. Ce commerçant a dit que « ce n’est pas la première fois qu’on me fait subir ce coup. Pourtant, ils m’on délivré une autorisation d’importation en bonne et due forme, ce qui m’a permis d’importer des marchandises en Tanzanie. C’est incompréhensible et je me demande qui est derrière tout ça », se demande-t-il.
« La dernière fois, j’avais importé 79 litres de miel et l’inspecteur Maoulida a saisi 1 litre en me disant qu’il va vérifier au laboratoire d’abord. Quelques jours après il revient dans mon magasin avec un autre inspecteur appelé Jano, et ont saisi tout mon stock de miel d’une valeur de 400 000 fc. Ils m’ont dit qu’après l’analyse au laboratoire on a constaté que votre miel a été mélangé avec de l’eau, vous ne pouvez pas le vendre », indique-t-il.
« J’ai demandé à voir les résultats, mais ils ont refusé en m’exigeant de leur fournir l’original du dossier si je voulais voir les résultats. Sans aucun document de la justice ou de la gendarmerie ils ont saisi les 79 litres de miel en disant qu’ils n’ont pas besoin d’une réquisition. Entre temps, j’ai informé l’ambassade de Tanzanie auprès de l’Union des Comores. Et l’ambassadeur m’a rassuré qu’il va rencontrer le ministre de l’économie Houmed Masaidié pour en parler », avance-t-il.
Allaoui Toihirdine affirme qu’il a apporté l’original, pour récupérer les analyses du miel mais Maoulida a dit qu’il n’a pas les analyses et doit retourner au laboratoire. « Et le lendemain le même inspecteur m’annoncé qu’ils vont détruire le miel saisi. Je l’ai prévenu que, je vais porter plainte. J’ai donc saisi le procureur, et nous avons été convoqués à la gendarmerie deux fois. La procédure est en cours, mais à ma grande surprise, le 3 octobre en regardant le journal télévisé j’ai les vois entrain de détruire le miel », a-t-il poursuivi.
« Et voila qu’aujourd’hui, on bloquer mes pastèques, au motif que ces produits ont une maladie. S’il les produits alimentaires de Tanzanie, ont une épidémie pourquoi les autorités ne l’ont pas annoncé. Ou bien sortir une note interdisant toute importation de produits alimentaires de Tanzanie », lance-t-il. « Notre pays est membre du Comesa, il fallait signaler que les produits alimentaires de Tanzanie ont une épidémie. Je vais envoyer un courriel au ministère de l’agriculture tanzanien pour l’informer. Il faut que l’Etat réagisse car ça ne doit pas continuer ainsi », conclut-il.
Nassuf Ben Amad
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