La Gazette

des Comores

SOGAP Éducation : L’inquiétude grandit chez les jeunes diplômés

SOGAP Éducation :  L’inquiétude grandit chez les jeunes diplômés © : HZK-LGDC

Depuis la publication, le 9 août dernier, d’un communiqué du ministère de l’éducation nationale déclarant que les diplômes délivrés par l’établissement SOGAP Éducation, dans les filières de soins infirmiers, obstétricaux et autres formations en santé, ne sont pas reconnus par l’État comorien, le doute et l’inquiétude s’installent parmi les étudiants et diplômés de cette école privée.


« J’ai terminé ma formation l’an dernier et je ne sais plus quoi dire à un employeur potentiel. Si mon diplôme n’est pas reconnu, tout mon projet professionnel tombe à l’eau », confie Aïcha Saïd (nom d’emprunt), diplômée en soins infirmiers. Dans les promotions suivantes, la question se pose aussi : « Nous avons suivi les cours, passé les examens, effectué les stages… Est-ce que ces années vont compter ? »,  s’interroge un étudiant en fin de cursus.

Interrogé par nos soins sur les raisons de cette non-reconnaissance, le ministre de l’Éducation, Bacar Mvoulana, explique : « La décision d’interdire la formation en soins infirmiers et obstétricaux à SOGAP Éducation repose sur plusieurs constats : l’absence d’agrément officiel délivré par les ministères de l’Éducation et de la Santé ; le non-respect des normes pédagogiques et infrastructurelles exigées pour ce type de formation ; des lacunes dans l’encadrement technique et la qualification des formateurs pouvant impacter la qualité et la sécurité des soins ; et, enfin, une méconnaissance du rôle des autorités de tutelle dans la régulation de ces cursus.»

Pour éviter que de telles situations ne se reproduisent, il annonce un renforcement des procédures : « Nous allons mettre en place, avec le ministère de la Santé, un dispositif plus strict : autorisation préalable renforcée pour toute ouverture d’établissement, registre national des établissements agréés régulièrement mis à jour et accessible au public, inspections régulières y compris inopinées et sanctions administratives ou pénales contre les structures non autorisées.»

Concernant les étudiants déjà inscrits ou diplômés, le ministre se veut rassurant : « Nous allons recenser précisément les étudiants concernés et analyser leurs parcours. Une évaluation permettra ensuite d’envisager des passerelles ou réorientations adaptées. » En attendant les décisions concrètes, les témoignages se multiplient. « Je veux juste trouver un moyen de régulariser mon parcours », confie une diplômée en soins obstétriques.

Mohamed Ali Nasra


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.