La Gazette

des Comores

Soilihi Ali Said : « Les prisonniers méritent un apprentissage »

Soilihi Ali Said : « Les prisonniers méritent un apprentissage » © : HZK-LGDC

L'ambassadrice de France a effectué une visite à la maison d'arrêt de Moroni vendredi dernier. Une occasion pour cette dernière de s'imprégner des doléances des prisonniers mais aussi de la prison en soi.


L'ambassadrice de France, Jacqueline Bazza Mozoni a effectué vendredi 09 octobre dernier, une visite inopinée à la Maison d'arrêt de Moroni. Cette visite fait suite à la mise en place d'un dispensaire par le biais de Caritas Comores aux différents établissements pénitenciers du pays. C'était aussi l'occasion pour cette diplomate de prendre des nouvelles sur la santé des incarcérés, surtout en cette période de la Covid-19 où la prison est surpeuplée. En attendant que l'Etat trouve une solution pour désengorger les lieux, trois machines désinfectantes ont été octroyées à la Maison d’arrêt de Moroni.

 

Au delà de l’épidémie à la prison, l'enseignement en milieu pénitentiaire s'inscrit dans la politique du directeur des administrations pénitentiaires. Sa finalité est de permettre aux détenus de se doter des compétences nécessaires pour se réinsérer dans la vie sociale et professionnelle après la prison. « J'ai transformé mon bureau en une classe de troisième et terminale pour aider ces prisonniers car j'estime qu'ils ont le droit de changer et d'espérer une meilleure vie », souligne Soilihi Ali Said. Une idée bien appréciée par l'ambassadrice qui estime également que l'idée d'un apprentissage à l'insertion n'est pas à exclure. Elle promet de faire le nécessaire pour équiper la prison en matériel scolaire que ça soit des bancs ou bien des manuels surtout pour les deux femmes détenues. « Les détenus ont le droit d'apprendre et de faire quelque chose à partir de la prison », avance-t-il.

 

Ce dernier fait un appel à tous les établissements scolaires de les aider à leur tour dans les autres matières. « Pour l'instant, j'ai seulement un professeur de mathématique et de français et ce ne sont que des bénévoles. J'appelle donc les autres à venir soutenir ces gens pour leur offrir un meilleur avenir après la prison », conclut-il. Cette visite de l’ambassadrice va se poursuivre aussi dans les prisons d’Anjouan et de Moheli.

 

Andjouza Abouheir

 

 


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