Certains le croyait indéboulonnable, à la tête de la Société de Distribution des Eaux depuis sa création. Et pourtant, l’homme a fini par se rendre compte que la mission était presque impossible au vu du chantier. Son départ, il l’a annoncé lui-même lors d’une conférence de presse tenue dans son bureau lundi dernier devant son staff, et une nuée de journalistes. Ce qui est sûr, le principal intéressé dit avoir tiré les conséquences de son échec, d’où cette démission.
Sa mission à la tête cette société, née de la scission de l’ancienne société de l’électricité et des eaux, la Mamwe, fut une succession de rendez-vous manqués avec les usagers. Jamais, depuis la disparition l’EEDC (Eau et Electricité des Comores), les différentes dénominations qui ont suivi et les dirigeants successifs n’ont réussi à trouver la solution idoine, ne serait-ce que pour le retour des bornes fontaines sur l’ensemble de la capitale. Et pourtant lors de sa prise de fonction, Soudi Goulam avait promis aux habitants de la capitale le retour de l’or blanc dans les foyers et les bornes fontaines. Force est de constater, que cela n’a pas été possible, et la capitale continue de vivre au rythme des minibus distributeurs d’eau.
Selon des propos rapportés par nos confrères d’Al-Watwan, le désormais, futur ex-directeur de la SONEDE aurait reconnu des réalisations qui n’ont pas atteint les 40% de ses promesses. Ce dernier a dit n’avoir atteint : « Qu’un taux de performance d’environ 35% » des objectifs, que lui aurait fixé le chef de l’Etat lors de sa prise de fonction en 2018. Ancien de la branche eau de l’ancien Mamwe, Soundi n’était pourtant un novice. A sa nomination, il a été présenté comme l’homme providentiel, car connaissant tous les arcanes de la société.
Malheureusement, ni son ancienneté, ni sa connaissance profonde des rouages n’ont pas servi à sauver son bilan. Malgré les nombreux soutiens financiers, Agence Française de Développement (AFD) à travers le projet PROGEAU avec une enveloppe de 6 millions d’euros, sur le renforcement de la gouvernance du secteur, ou encore les nombreuses assistances de la Banque mondiale, la société n’a jamais pu sortir de son état végétatif. Le départ de Goulam traduit à la fois l’échec d’un homme, et une sorte de perte de confiance aux yeux des tenants du régime.
Imtiyaz
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC